Football

Quatre joueurs absents le week-end précédent avaient rechaussé les crampons ce samedi contre Lokeren. Parmi eux, Cédric Berthelin a vécu un calvaire entre les perches Hurlues.

"Néanmoins, je n’ai aucun regret d’avoir choisi de jouer, indique-t-il. On est passé à côté de notre sujet. Nous n’avions rien à revendiquer. C’était un jour sans ."

Après l’annonce de la liquidation du club une semaine plus tôt, le gardien français ne pensait plus porter le maillot de l’Excel, devant seulement 3 160 spectateurs, la plus faible affluence cette saison.

"La direction nous avait dit que Roulers serait le dernier match. C’est d’ailleurs pour cela que je n’avais pas voulu jouer, car le club n’avait plus d’avenir. Mais depuis, on a appris qu’on allait jouer contre Lokeren et qu’une issue positive était envisageable ; j’ai donc remis mes gants. A Roulers, j’avais les boules de ne pas jouer."

Tous les joueurs veulent être fixés définitivement sur la situation du club.

"Il faut trancher maintenant, poursuit Cédric Berthelin. Nous passons par tous les sentiments. Ce n’est pas facile à vivre d’un point de vue émotif et financier. Avant d’arriver à Mouscron, j’étais au chômage et à 33 ans je sais que ce ne sera pas évident de retrouver un club."

La réponse tant attendue devrait tomber ce mercredi. Ces derniers jours, les joueurs devaient rencontrer Philippe Dufermont, mais c’est finalement tombé à l’eau.

"Personnellement, cela fait trois mois que je suis à Mouscron et je ne l’ai jamais vu. Je ne suis même pas sûr que si je le croisais dans la rue, je le reconnaîtrais, confie le gardien, sur le ton de la plaisanterie. Néanmoins, il doit être très occupé et cela montre qu’il est encore attaché à la situation de l’Excelsior et qu’il continue de chercher une solution pour sauver notre club."