Football Michel Preud'homme ne sera pas le prochain entraîneur des Girondins de Bordeaux. Des raisons salariales ont été évoquées mais le principal intéressé dément et réagit à toutes les inexactitudes qui ont émaillé ce transfert avorté.

"On a dit que j'avais demandé un salaire super élevé. Ce qui n'est pas vrai, c'est un salaire normal", révèle MPH dans les colonnes de France Football. "D'ailleurs, à la fin [des négociations], il y avait un accord sur le salaire", ajoute celui qui était pressenti pour remplacer Jocelyn Gourvennec, remercié en cours de semaine, avant que soit finalement choisi Gus Poyet pour prendre place sur le banc bordelais.

Bruges réclamait 750.000 euros pour rompre son contrat

La subtilité de ce dossier se trouve dans le contrat particulier du Liégeois avec son employeur brugeois. Comme il le précise à FF, Michel Preud'homme n'est "pas un entraîneur libre" et est toujours sous contrat au Club de Bruges jusqu'en 2019. Mais il a pris congé de l'équipe première en raison d'une clause stipulant que s'il souhaitait faire un pas de côté, il en était autorisé.

C'est pourquoi, "si je décidais de m'engager ailleurs pendant mon contrat, des clauses de résiliation devaient être payées." Et c'est précisément là que le bas a blessé pour les Girondins, qui n'ont pas accepté de payer les trois quarts de million de la clause libératoire fixée par le club de Venise du Nord.

"Pas de clause libératoire pour aller chez les Diables"

"Je n'ai jamais exigé une clause en cas de proposition de la sélection belge", conteste Preud'homme alors que certains évoquaient un contrat de courte durée à Bordeaux, le temps que Roberto Martinez aille au bout de son contrat à la tête de l'équipe nationale, avant de (probablement) reprendre les rênes d'un club.

"J'étais prêt à m'engager deux saisons et demie", poursuit l'entraîneur dont la compagne est originaire de Bordeaux, avant d'indiquer qu'il était même disposé à signer pour un an et demi au vu des piges relativement courtes des derniers coaches du club français. "J'aurais aimé entraîner ce club."

Extrêmement sollicité, le coach de 58 ans révèle qu'il n'a donné suite à aucun intérêt, hormis celui des Girondins de Bordeaux, lors de son congé sabbatique. Une période de laquelle il n'était enclin à sortir que pour deux entités : soit le club de Ligue 1, soit les Diables rouges. "Dans les prochains mois, je serai davantage attentif aux autres offres."