Boussoufa assume

Pascal Guerman Publié le - Mis à jour le

Football

A l’inverse du Twente aux Pays-Bas ou de l’OM en France, les champions de Belgique n’ont pas loupé leur envol. Sept points sur neuf, huit goals marqués pour un seul encaissé et le plein de confiance pour aborder l’importantissime déplacement à Belgrade mercredi : le ciel est dégagé au-dessus du Parc Astrid. Il serait même bleu azur s’il n’y avait pas les blessures de Biglia et De Sutter et les précautions qu’il faut encore prendre avec les musculatures de Legear et Lukaku.

Mais en creusant un peu plus au niveau des prestations, le Sporting n’a pas encore repris, ou alors lors de certaines séquences de match, le rythme qui était le sien au printemps dernier. Un bon premier quart d’heure et vingt bonnes dernières minutes suffirent pour renvoyer le GB de Glen De Boeck à ses études.

"Tout fut loin d’être parfait", avoua l’homme du match (un goal, deux assists, une activité de tous les instants malgré le fait qu’il a joué 90 minutes mercredi avec le Maroc et qu’il vient d’entamer le Ramadan !), Mbark Boussoufa. "Mais l’essentiel à l’arrivée est qu’on ait fait le plein, inscrit quatre buts et conservé nos filets inviolés. Je ne me voile pas la face : on connut certains soucis, notamment quand le GB profita des espaces trop importantes qu’on laissait pour jouer entre nos lignes. Notamment Cruz grâce au fait que Haroun et Goor s’étaient postés plus haut sur le terrain."

Le petit génie marocain se montra même plus sévère dans son analyse tactique : "Leur défense réagissait mieux que la nôtre. Elle resserrait les lignes. Sur le terrain, c’est terriblement frustrant de devoir courir derrière le ballon; souvent, on accusait un temps de retard ! On ne lisait pas bien le match. Ce n’est pas toujours au coach qu’il revient de corriger. Sur la pelouse, certains doivent être capables de le faire. Pour notre défense, j’avancerai le manque de planches et d’automatismes du duo Kouyaté-Marecek. Mais ces garçons ont livré d’excellentes prestations et d’autres doivent prendre leurs responsabilités."

Comme "Bouss" à qui nombreux avaient reproché son positionnement trop bas à Charleroi. "Le monde extérieur ! Le staff s’est lui montré satisfait de mon initiative. Je suis un élément offensif et créatif mais qui devient muet sans ballon. Dès lors, je redescends le chercher. Cela nécessite une bonne condition car la débauche d’énergie est plus importante. Le Ramadan ? Pas de souci; je me sens bien et je mange les jours de match pour prévenir les problèmes. Je respecte scrupuleusement le jeûne aux autres moments."

Pascal Guerman

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