Football Aidé par le vent, le Club Bruges fait tout pour que son terrain soit praticable.

Que Hein Vanhaezebrouck ne se fasse pas trop d’illusions : Bruges fait tout pour que le match de dimanche contre Anderlecht puisse avoir lieu. Hier, le terrain du stade Jan Breydel ne ressemblait déjà plus au marécage de la veille. À juste titre, l’arbitre Lardot avait estimé que la pelouse était impraticable pour le match de Coupe contre Charleroi.

Cela aurait arrangé Anderlecht que le topper à Bruges ne se joue pas. Le Sporting a deux suspendus (Teodorczyk et Deschacht) et deux joueurs très incertains (Kara et Trebel, voir ci-dessous). Qui plus est, Vanhaezebrouck est convaincu que son stage à La Manga peut faire des miracles. D’éventuels renforts ne pourraient toutefois pas jouer si le match est remis.

la nature a déjà donné un bon coup de main aux Brugeois. Le vent du sud a séché de grandes parties du terrain et devrait poursuivre son travail dans les prochains jours. C’est pour cela que le Club a décidé de ne pas recouvrir la pelouse avec une bâche.

Des averses sont encore attendues, mais elles ne seront pas si torrentielles que celles de mercredi. Selon les spécialistes locaux, le terrain sera capable d’absorber l’eau qui tombera encore. S’il le faut, les jardiniers vont manuellement perforer le sol afin de faire disparaître l’eau. Pas question, évidemment, de faire appel à des tracteurs. Au pire des cas, du sable sera répandu aux endroits les plus spongieux.

Une chose est sûre : le match au sommet - crucial pour l’issue de ce championnat - ne se jouera pas sur un billard. Même avant que les pluies abondantes ne s’abattent sur Bruges, la qualité du terrain était insuffisante. Après le match entre la Belgique et le Japon, les Diables Rouges se sont plaints des nombreux faux bonds.

Bruges a une meilleure excuse qu’Anderlecht pour expliquer le mauvais état de son terrain. Vu que le Cercle Bruges joue dans le même stade, son terrain est deux fois plus sollicité que celui d’Anderlecht. Voilà pourquoi le Club compte changer sa pelouse pendant la trêve hivernale.