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Georges Heylens, 63 ans, ancien arrière-droit d'Anderlecht et de l'équipe nationale (67 sélections entre 1961 et 1973), était l'un des six joueurs choisis par Raymond Goethals lui même, pour porter son cercueil lundi midi à la basilique de Koekelberg. «Un beau et difficile moment», avoue l'ex-entraîneur, entre autres, de l'Union Saint-Gilloise, de Courtrai, d'Alost, de Seraing, du Beerschot, de Charleroi et de Lille. «Après tout ce que j'ai vécu avec lui, c'était vraiment émouvant. D'autant que je connais très bien sa femme et son fils. Il était un ami de plus de 40 ans. J'en conserverai un souvenir exceptionnel. De cette journée aussi, d'ailleurs. Il m'a vraiment fait un honneur immense. Dur, mais impossible à refuser...»

Basile Boli, qui a marqué le but de la victoire en Coupe des Champions 1993 pour l'Olympique de Marseille entraîné alors par le «Sorcier belge», portait également le cercueil. «Je faisais partie des joueurs dont M. Goethals se sentait proche. Il m'appelait Basilou. Il a eu une influence considérable sur ma carrière et nous étions régulièrement en contact. Quand la famille m'a demandé de porter le cercueil, j'ai considéré cela comme un immense honneur...»

«On n'est pas prêt de l'oublier»

Une importante délégation marseillaise était également présente à Bruxelles pour rendre hommage à Raymond Goethals. Le manager général du club Pape Diouf, l'ancien manager Jean-Pierre Bernès et Bernard Casoni, ancien joueur aujourd'hui membre de l'encadrement technique, rendaient hommage au «Vieux Belge». «Je me souviendrai à jamais des causeries d'avant match quand le vestiaire éclatait de rire parce que M. Goethals ne parvenait pas à prononcer les noms des joueurs adverses», se rappelait Bernard Casoni.

«C'était un mec extraordinaire que l'on n'est vraiment pas prêt d'oublier ni en France, ni en Belgique», expliquait Thierry Roland, lui aussi très ému.

«Bien sûr, c'était un grand entraîneur mais aussi et surtout un grand Monsieur qui avait su rester très simple», soulignait Paul Van Himst, considéré comme le meilleur joueur belge de l'histoire et que Raimundo avait dirigé lorsqu'il était sélectionneur de l'équipe de Belgique dans les années 1970.

© Les Sports 2004