Football

Mais que se passe-t-il chez les joueurs étrangers du championnat de France ? 78 footballeurs de division 1 font actuellement l’objet d’une enquête sur l’authenticité de leur passeport. On peut légitimement se demander ce qui peut pousser un joueur brésilien à devenir portugais, un chilien à devenir italien ou un suisse à devenir autrichien !

La raison tient en quelques lignes : l’article 114 du réglement de la Ligue Nationale de Footnall (LNF) prévoit que “le nombre total de joueurs étrangers non ressortissants de l’Union Européenne ou de l’Espace Economique Européen inscrits sur la feuille d’arbitrage ne peut excéder trois” et que les clubs ne peuvent avoir au maximum sous contrat professionnel “en première division que trois joueurs étrangers non ressortissants de l’UE”. D’où l’intérêt, justement, d’en devenir ressortissant...

Un procédé qui fut repéré pour la première fois le 26 mai dernier, lorsque Diego Garay (Strasbourg) fut contrôlé par les douanes allemandes, qui remarquèrent que son passeport avait été falsifié. C’est ensuite au tour du Stéphanois Alex de voir son passeport portuguais déclaré faux. Deux jours après, son coéquipier Maxim Levytsky fut aussi reconnu titulaire d’un document falsifié. Et pas plus tard que ce jeudi, c’est la validité de celui de Contreras, qui évolue à Monaco, qui a été mise en doute.

Le 12 décembre, Gérard Bourgoin, président de la LNF, annonçait que les passeports de tous les joueurs non communautaires seraient vérifiés par les autorités compétentes. Par la suite, Levytsky, dont le transfert au Spartak de Moscou est gelé par la LNF, fut placé en garde à vue, puis mis en examen pour faux et usage de faux. Gérard Bourgoin a également promis des sanctions fortes à l’encontre des clubs : “Tous les clubs hors la loi seront sortis du championnat”. A tout le moins, le président de la LNF a estimé que “le match disputé avec des joueurs possédant des faux papiers sera un match perdu. La Ligue veut un football propre et un championnat non truqué” a-t-il ajouté.

D’autres sanctions ont également été requises : Nancy a notamment saisi le Conseil d’Etat, s’estimant lésé dans l’affaire du faux passeport de Garay, qui a disputé 22 matches pour Strasbourg, ce qui a peut-être permis aux Alsaciens de se sauver de la rélégation au détriment de leurs voisins.