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Pour ses retrouvailles en Ligue des champions avec Chelsea, José Mourinho a encaissé à domicile une défaite historique, mercredi contre Bâle (2-1), qui lui rappelle douloureusement le fossé qui le sépare de son époque bénie.

En dix campagnes de C1, l'entraîneur portugais, qui avait quitté le club en 2007 au lendemain d'un nul à Stamford Bridge contre Rosenborg, n'avait ainsi jamais connu l'humiliation d'un revers lors de son entrée en matière!

Celui-ci fait d'autant plus tache qu'il survient quatre jours après le premier en championnat contre Everton (1-0), qui plus est à domicile où le "Special One" n'a jamais été battu en championnat lors de son premier mandat entre 2004 et 2007.

Alors qu'aucune équipe suisse n'avait gagné en Angleterre depuis 1995, un tel scénario paraissait pourtant improbable.

Après la prestation du quadruple champion de Suisse, il l'est moins. D'abord retranchés derrière, les Helvètes ont longtemps contrarié les Anglais, passés devant sur un mouvement collectif de Lampard, le seul, conclu par Oscar (45).

Plus audacieux ensuite, Bâle a égalisé (71) d'un joli tir enroulé de Salah, qui n'a cessé de faire souffrir Cole dans le couloir droit et dans un stade stupéfait, Streller a même donné l'avantage en plaçant sa tête sur corner (82).

Les Suisses n'avaient alors plus rien à voir avec cette équipe facilement éliminée en demi-finale de C3 par les Blues au printemps.

Mais Chelsea, qui a procédé cet été à un grand coup de balai dans son équipe, a également bien changé, comme en témoigne cette première défaite en poule après une série de 29 matches d'invincibilité.

Avec cinq changements par rapport à samedi (0-1), dont les premières titularisations de Willian devant et van Ginkel au milieu pour pallier la suspension de Ramires, Chelsea ne se mettait pourtant clairement pas en position d'afficher des progrès dans son expression collective.

Et d'efforts brouillons en initiatives personnelles, cela s'est vu, malgré une écrasante domination territoriale.

Mourinho, qui s'était lancé mardi dans une audacieuse métaphore culinaire, doit encore faire mijoter un peu son "omelette" même si certains de ses "oeufs" semblent déjà un peu cramés...

Alors que Terry était sur le banc, que Torres n'était même pas remplaçant, un Eto'o en manque de forme a ainsi, comme samedi, encore déçu devant.

Avant le derby contre Fulham samedi, Chelsea, 1er champion d'Europe, en 2012, à être éliminé prématurément l'année suivante, connaît déjà ses premiers soubresauts dans une saison qui devait être celle d'un certain rachat pour Mourinho et ses hommes.

Contrairement à Chelsea, l'autre favori pour la qualification en 8e de finale n'a pas failli. Après une heure de stérilité, Schalke a fait le trou avec des buts d'Ushida, Boateng et Draxler. Boateng avait été décisif pour l'AC Milan lors des barrages pour la phase de groupes, il l'a été d'emblée pour son nouveau club.


Courtois plus fort que Witsel et Lombaerts

Steven Defour était suspendu au FC Porto, vainqueur 0-1 à l'Austria Vienne grâce à un but de l'Argentin Lucho González à la 55-ème dans le Groupe G (du Zenit Saint-Pétersbourg et de l'Atlético Madrid).

Thibaut Courtois et l'Atlético Madrid ont battu le Zenit Saint-Pétersbourg de Nicolas Lombaerts et Axel Witsel (3-1) mercredi soir lors de la première journée de la poule G de la Ligue des Champions de football.

Une fois encore, le gardien des Diables rouges s'est montré très sûr pendant la totalité de la rencontre. Courtois a effectué une superbe parade à la 56ème sur une reprise de la tête de Kerzhakov et une autre à la 88ème, quand le score était acquis (3-1). Toby Alderweireld est resté sur le banc

Au Zenit, Lombaerts, qui a laissé le brassard à Zyryanov, et Witsel ont joué tout le match: le premier au centre de la défense et l'ex-Standardman sur le côté gauche d'un duo en appui du trio d'attaque (4-1-2-3). Saint-Pétersbourg, qui a marqué au moins un but lors des ses 12 derniers matches, a prolongé sa belle série: à la 58ème, Hulk a répondu au but d'ouverture de Miranda à la 40ème (1-1). Mais après un quart d'heure de forcing, le Zenit n'a pas soutenu le rythme imprimé par Madrid, qui a alourdi la marque par Arda Turan (64ème) et Leo Baptistao (80ème). Lombaerts a écopé d'un carton jaune à la 50ème.


Messi et le Barça dominent l'Ajax et repartent du bon pied

Grâce un triplé de Lionel Messi, le FC Barcelone a surclassé l'Ajax Amsterdam (4-0) mercredi au Camp Nou pour la 1re journée de la Ligue des champions, repartant du bon pied après son humiliation contre le Bayern Munich en demi-finale de l'édition 2012-2013.

Auteur de ses 60e, 61e et 62e buts en 80 matches dans cette compétition, le quadruple Ballon d'Or argentin a inscrit un coup franc imparable (22e minute), conclu un contre (55e) et marqué de 20 mètres (75e). Gerard Piqué a lui placé une tête (68e) sur un joli centre du Brésilien Neymar, qui découvrait la Ligue des champions.

Le club blaugrana, présent en demi-finale depuis 2008 et vainqueur final en 2009 et 2011, entame du mieux possible une épreuve qui lui a plutôt souri ces dernières années, malgré la désillusion vécue face au Bayern la saison dernière (7-0 sur l'ensemble des deux matches).

Ce large succès à domicile lui permet de prendre la tête du groupe H avant d'aller affronter le Celtic Glasgow le 1er octobre.

Pour le premier match officiel entre Ajax et Barça, deux clubs emblématiques et si proches culturellement, les Catalans ont contourné une défense compacte en ouvrant le score sur coup de pied arrêté.

Messi, victime d'une semelle à l'entrée de la surface, s'est chargé lui-même du coup franc, son tir frappant l'intérieur du poteau avant d'entrer dans le but adverse (22e).

L'Argentin a ensuite conclu un contre avec un crochet suivi d'une frappe du pied gauche au ras du poteau, puis marqué d'un tir placé à l'entrée de la surface. Ces trois buts lui permettent de revenir à neuf longueurs de l'ancien attaquant du Real Madrid Raul (71), actuel meilleur buteur de la Ligue des champions.

De son côté, l'Ajax n'a jamais vraiment fait le poids, Victor Valdes s'étant montré vigilant sur une tête à bout portant de Ricardo van Rhijn (31e) ou un tir de Bojan Krkic (87e), de retour sur la pelouse de son club formateur.

Très actif, le néo-Barcelonais Neymar aurait pu inscrire son premier but en match officiel au Camp Nou si ses tentatives avaient été plus appuyées ou mieux cadrées (3e, 33e, 44e, 68e). Il s'est contenté d'une passe décisive pour Piqué après un corner joué en deux temps, puis est sorti à la 72e.

D'un point de vue plus personnel, ce succès mettra sans doute du baume au coeur de l'entraîneur barcelonais Gerardo Martino (50 ans), dont le père est décédé cette semaine en Argentine.


Le finish de l'AC Milan fait la différence face au Celtic

L'AC Milan a inscrit deux buts dans les dix dernières minutes pour venir à bout à domicile du Celtic Glasgow mercredi (2-0), lors de la 1re journée du groupe H de la Ligue des champions.

Les Milanais occupent la 2e place de leur groupe, à égalité de points avec le FC Barcelone, mais derrière les Catalans à la différence de buts après la victoire 4 à 0 du Barça sur l'Ajax Amsterdam.

Les Italiens, amoindris par les blessures de Montolivo et Kaka notamment, ont marqué sur deux coups francs à la fin d'un match assez insipide, le premier de Zapata dévié par Izaguirre dans son but (82), puis le deuxième de Balotelli, poussé dans le but écossais par Muntari (86).

Mais ce fut dur pour les joueurs de Massimiliano Allegri. Après un mauvais début de match des Ecossais, dont Balotelli ne parvenait pas à profiter à plusieurs occasions, le Celtic se reprenait et se montrait dominateur.

Mais Lustig, sur une tête, puis Mulgrew, sur un coup franc indirect, et enfin Scott Brown, après une contre-attaque, ne réussissaient pas à ouvrir le score.

La manque de réalisme des Ecossais atteignait son paroxysme à la 79e minute, quand le coup franc de Stokes frappait la barre transversale.

Cette action sonnait comme un réveil pour le Milan. Les Lombards obtenaient un coup franc trois minutes plus tard. La frappe molle mais cadrée de Zapata était dévié hors de portée du gardien écossais par le joueur du Celtic Izaguirre (82). Trois minutes plus tard, le coup franc de Balotelli était stoppé une première fois par Forster, mais Muntari veillait pour mettre les siens à l'abri (86).


Naples s'offre Dortmund 

Naples est parfaitement entré dans sa Ligue des champions en dominant clairement le Borussia Dortmund (2-1), vice-champion d'Europe, et a confirmé son excellent début de saison, mercredi.

Certes, le leader de la Bundesliga a joué une mi-temps à dix, après l'exclusion de son gardien pour une main hors de la surface, mais le leader de la Serie A a brillamment passé son premier examen sérieux, après avoir battu trois adversaires à sa portée en Italie (Bologne, Chievo, Atalanta).

La nouvelle idole du San Paolo, Gonzalo Higuain (29), a ouvert le score, et l'enfant du pays, Lorenzo Insigne, a réussi un coup franc direct somptueux (67).

Attention toutefois à ne pas arrêter de jouer avant le coup de sifflet final, car le Borussia a réduit le score à trois minutes de la fin du match sur un but contre son camp de Camilo Zuniga.

Autre test réussi, la défense du Napoli de Rafael Benitez a bien tenu le coup face au jeu rapide du Borussia, jusque dans les chaudes dernières minutes.

En revanche pour les Jaunes et Noirs, finalistes l'an dernier, la nouvelle C1 commence bien mal.

Dans un match vivant entre deux 4-2-3-1 symétriques, le système des champions d'Europe du Bayern, le Napoli a ouvert le score après une demi-heure équilibrée, grâce à la tête d'Higuain, sur un centre de Zuniga.

Les joueurs de Benitez ont joué le corner qui amène le but avant que le défenseur Neven Subotic, qui venait de se faire soigner sur la touche, n'ait eu le temps de rentrer en jeu.

L'entraîneur du Borussia Jurgen Klopp a été exclu pour avoir râlé avec véhémence contre le sixième arbitre, coupable à ses yeux de ce retard.

Et juste avant la mi-temps le match a penché un peu plus encore en faveur de Naples, le gardien Roman Weidenfeller a aussi vu rouge pour avoir touché le ballon de la main hors de sa surface en sortant au devant d'Higuain.

Le Borussia a dû sortir son milieu droit Jakub Blaszczykowski, préféré à Pierre-Emerick Aubameyang, pour faire entrer le second gardien, Mitchell Langerank.

L'attaquant gabonais, co-meilleur buteur de Bundesliga (5 buts) est entré en jeu à la fin de la première période, à la place d'un défenseur central, Mats Hummels, pour renverser le score.

"Auba" a bougé le Napoli, sur une belle percée gâchée par Marco Reus (64), et a frappé la transversale (70). Après la réduction du score, Reus a aussi alerté Pepe Reina sur un coup franc (90).

En seconde période, le Naples de Rafa Benitez, qui aime construire lentement, a montré qu'il n'avait pas oublié quatre ans de Mazzarrisme (de Walter Mazzarri, passé cet été sur le banc de l'Inter) et a aussi pu opérer en contres, son ex-arme favorite. Sur plusieurs occasions, le score aurait pu s'alourdir.

Solide derrière, maître du jeu, porté par de grosses individualités (Higuain, Insigne et Marek Hamsik), le Napoli approche du haut niveau.


Marseille s'incline à domicile face à Arsenal et hypothèque ses chances

En s'inclinant à domicile face à Arsenal (2-1) mercredi lors de la 1re journée de Ligue des champions, Marseille a entamé de la pire des façons la phase de poule et déjà hypothéqué ses chances de qualification dans un groupe extrêmement relevé où figurent aussi Dortmund et Naples.

Comme il y a deux ans, Arsenal est donc venu s'imposer au Vélodrome et n'a pas attendu cette fois le temps additionnel pour prendre l'avantage par Walcott (65) avant de se mettre à l'abri par Ramsey (84), qui ironie de l'histoire, avait donné la victoire aux siens au Vélodrome lors de la saison 2011-2012.

Pour ses retrouvailles avec la C1, après un intermède d'une saison en Europa League, Elie Baup avait fait confiance à ses titulaires habituels. Au milieu de terrain, le jeune Giannelli Imbula (21 ans) était ainsi aligné au côté d'Alayxis Romao, deux joueurs qui faisaient leurs grands débuts dans la compétition.

En face, pour son 153e match de Ligue des champions, un record parmi les entraîneurs en activité (seul Alex Ferguson en compte plus avec 190 matches), Arsène Wenger pouvait finalement compter sur Olivier Giroud, un temps incertain pour une douleur à un genou.

Les débats, entamés sur un rythme soutenu, étaient très équilibrés en première période, même si les plus belles occasions revenaient aux Marseillais, notamment à André Ayew dont la tête décroisée à la réception d'un centre de Payet frôlait le poteau droit du gardien polonais Szczesny, battu sur le coup. Le Ghanéen était de nouveau destinataire d'un bon centre de l'ex-Lillois mais l'Allemand Mertesacker s'interposait (38).

Une autre tête de Gignac passait de peu au-dessus juste avant la pause.

Les Anglais avaient aussi mis Mandanda à contribution, comme sur ce tir de Walcott dès la 6e minute.

Encore Ramsey

L'OM qui s'était incliné lors des trois dernières campagnes débutées à domicile tentait d'inverser les statistiques et son bon début de seconde période pouvait laisser croire à un scénario favorable.

Ainsi, une reprise tendue de Fanni, servi dans la surface par Romao, frôlait le poteau du gardien londonien.

Mandanda ensuite détournait une reprise à bout portant de Wilshere (58), avant que Gibbs, ne repousse presque sur sa ligne une balle détournée par Mertesacker et qui avait lobé son propre gardien.

Mais le sort s'acharnait encore sur l'OM et Arsenal trouvait finalement l'ouverture, Walcott reprenant d'une somptueuse volée une balle très mal renvoyée de la tête par l'infortuné Morel (1-0, 65).

Malgré les entrées de Jordan Ayew et Florian Thauvin, les vice-champions de France continuaient de buter sur une défense très solide.

Et le Gallois Aaron Ramsey en remettait une couche en prenant le meilleur sur Nkoulou pour déclencher un tir du droit qui trompait Mandanda (2-0, 84). Le penalty inscrit par Jordan Ayew (2-1, 90+3) dans le temps additionnel, n'y changeait rien.

Invaincu désormais en 10 déplacements face à des clubs français, Arsenal entame donc de la meilleure des façons sa 16e campagne de Ligue des champions d'affilée. Marseille, qui se déplacera pour la 2e journée à Dortmund, devra désormais tenter d'aller récupérer quelques improbables points à l'extérieur, ou compter sur des faux pas de ses adversaires, pour espérer une qualification.