Football Lorsque le Diable est moins bien, la production offensive n’existe plus.

Ces dernières semaines, il était l’arbre qui cachait la forêt. Ce samedi, son importance a encore plus sauté aux yeux. On pensait que Chelsea allait mieux. Mais il n’allait mieux en grande partie parce qu’Eden Hazard était en feu. Lors des sept dernières rencontres en Premier League, les Blues avaient enchainé six victoires et un partage. Et en sept matches, Eden Hazard avait été décisif… à sept reprises. Cinq buts et deux passes décisives qui ont tout changé.

Ce samedi, contre West Ham, Eden Hazard était moins bien. Il faisait pourtant peur avant la rencontre. "Nous n’avons personne pour marquer Eden Hazard", avait déclaré l’entraîneur des Hammers, David Moyes. "Il y a pourtant des joueurs, comme lui, qui mériteraient qu’on leur colle un joueur sur le dos. Mais je n’ai personne. Il faudra le stopper tactiquement."

Et West Ham a parfaitement joué le coup. Durant toute la rencontre, les joueurs de Moyes ont privé le Diable de ballons et d’espaces. Sans les dribbles et les passes précises de son génie, Chelsea semblait perdu. "Nous n’avons pas trouvé le moyen de marquer deux buts", reconnaissait Antonio Conte.

Chelsea a mal débuté la rencontre. Après six minutes, les Blues étaient déjà menés. Ils ont ensuite dominé les débats : 69 % de possession de balle et 19 frappes. Mais les Blues n’ont réussi à cadrer que deux tirs. C’est insuffisant. "Quand tu te retrouves mené, tu dois faire vivre le ballon rapidement, explique Conte. Aujourd’hui, j’ai vu mes joueurs fatigués. Particulièrement au moment de prendre la dernière décision, de faire la dernière passe. Nous avons fait beaucoup de mauvais choix. Mais nous nous sommes créé beaucoup d’occasions."

Ce manque de concrétisation est en partie imputable à Eden Hazard. Chelsea ne peut pas lui en vouloir, parce qu’il porte l’équipe depuis des semaines. Mais dans ce genre de rencontre, un exploit personnel peut tout débloquer. C’est clair : quand Hazard est moins bien, les Blues n’y arrivent pas. Conte avait mis la pression à son joueur avant la rencontre. "Il fait la différence, a dit l’Italien. Il y a quelque chose que j’aime appeler le ‘feu sacré’. Quand tu l’as en toi, tu veux gagner tous les matchs et marquer des buts. Il faut le trouver et l’améliorer. Et alors la flamme grandit. Quand tu as un brasier, cela veut dire que tu es comme Messi, Ronaldo ou Neymar."

C’est le point qu’Eden doit encore améliorer. Parce que Chelsea et l’équipe nationale comptent sur lui en permanence.