Football Comme Slavo Muslin et Yannick Ferrera avant lui, Aleksandar Jankovic a été lâché par les joueurs.

"Oui, nous sommes toujours derrière le coach."

Un refrain souvent entendu en bord de Meuse depuis plusieurs mois. Après Slavo Muslinen août 2015 et Yannick Ferrera en septembre 2016, c’est donc au tour d’Aleksandar Jankovic de faire les frais de la loi du vestiaire rouche !

Car au final, ce sont les joueurs qui sont sur le terrain. À l’Union, durant les trente premières minutes, on avait compris, s’il fallait encore une preuve supplémentaire, que le groupe n’était plus du tout derrière son coach. La veille, ce dernier évoquait encore la mentalité et l’esprit de groupe qui régnait dans le vestiaire. Au stade Roi Baudouin, les joueurs ont fait mentir leur coach avec leur passivité et leur manque de combativité. S’ils sont revenus dans la rencontre, ce n’est qu’à la faveur d’un relâchement coupable des Unionistes. D’ailleurs, en seconde période, les Liégeois n’ont pas eu la moindre occasion et n’ont jamais cherché à préserver le résultat.

Si certains joueurs se battent coûte que coûte et ce, peu importe qui se trouve sur le banc, trop nombreux sont ceux qui présentent un état d’esprit néfaste une fois que cela ne tourne plus rond pour le groupe ou encore pour eux-mêmes.

Durant le dernier mercato, la direction avait fait le souhait d’assainir le vestiaire. Elle l’a fait mais pas entièrement. La mentalité du vestiaire n’est toujours pas bonne.

Dès lors, il faut évidemment s’attendre à un petit ménage durant le mercato estival. Bruno Venanzi et Olivier Renard savent que le retour au premier plan passera par le nettoyage total du vestiaire et ce, n’en déplaise à une certaine partie des supporters.

Car depuis le licenciement de Slavo Muslin en août 2015, le vestiaire liégeois fait trop souvent sa loi. Avec le mentor de Jankovic, il y a rapidement eu de la friture sur la ligne et plusieurs conflits ont éclaté ce qui n’a pas plu à la majorité du vestiaire qui a dès lors décidé de ne plus rouler pour son coach qui avait également ses torts.

Quant à Yannick Ferrera, il a, d’une certaine façon, subi la même chose. Le Bruxellois avait dit "vouloir bouger certains joueurs de leur zone de confort" . Il a bien tenté de le faire mais là encore, ce qu’il a réussi, c’est à faire l’unanimité contre lui.

Comme son prédécesseur, Aleksandar Jankovic a remis de l’ordre dans le vestiaire. Les bienfaits se sont fait ressentir dès son arrivée avec un neuf sur neuf mais très vite, l’ego de certains joueurs a repris le dessus. Très rapidement, dès le mois de janvier, l’autorité du Serbe s’était envolée et le vestiaire (du moins le peu de joueurs qui étaient encore concernés) a entièrement lâché Aleksandar Jankovic.