Football L’équipe nationale féminine va participer à son premier tournoi majeur. Retour sur une montée en puissance linéaire.

Elles étaient de simples Dames, elles sont devenues les Red Flames. Elles n’avaient que deux entraînements par semaine, elles sont passées à un par jour. Elles étaient toutes amatrices, certaines sont devenues professionnelles. En quelques années, le football féminin s’est développé en Belgique. Aujourd’hui, on en récolte les fruits, avec une qualification historique et inédite pour un tournoi majeur : l’Euro 2017, qui débute ce dimanche contre le Danemark (20h45).

Quand s’est passé le déclic ?

En 2010, la Belgique n’a jamais été aussi bas dans le classement Fifa. Une 35e place synonyme de mauvais résultats et de temps durs pour l’équipe nationale féminine.

Une année plus tard, un souffle d’espoir est arrivé à la fédération. Deux... hommes vont booster le foot féminin : Steven Martens, en tant que CEO, et Ives Serneels (ex-Lierse), comme sélectionneur. "La première chose que Steven Martens m’a dite c’est : ‘Il faut changer la mentalité à l’Union belge’", se souvient Marc Lesenfants, responsable du foot féminin à la fédération. "Avant, on parlait à 80 % du foot et à 20 % de ce qui se passait autour de l’équipe nationale. C’est le contraire qu’il faut faire. On devait changer la communication pour évoluer. Aujourd’hui, on parle surtout de l’atmosphère qui tourne autour, des jeunes et de la détection. On a aussi eu la chance d’avoir recruté Ives Serneels comme sélectionneur. Il venait du Lierse et il est arrivé avec une autre mentalité, plus professionnelle, une autre manière de s’entraîner et de travailler. Il a directement commencé par mieux s’entourer. On a engagé kinés, médecins, etc. Il a formé un vrai staff."

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