Football Effrayée par le retour du froid en Belgique, l’Union belge a demandé aux équipes de ne pas s’entraîner au stade pour ne pas abîmer le terrain

"J’espère qu’on aura droit à un match de footbal. Pas juste à une bagarre." Sa Pinto n’insinue rien au sujet de l’état d’esprit des deux groupes. Il pointe du doigt le terrain dont l’état s’annonce potentiellement exécrable ce samedi.

À la demande de l’Union belge, alertée par le retour du vortex polaire qui engendre des températures de retour sous la barre des 0°c à Bruxelles, les équipes ne se sont pas entraînées au stade Roi Baudouin.

Chacun a bossé à domicile alors que la pelouse du Heysel a été couverte d’une large bâche supposée la protéger de l’humidité et du froid.

Le terrain n’est pas chauffé et ce système D est en fait la solution la plus efficace pour ne pas détériorer le terrain avant l’échauffement des joueurs. Une situation qui désole les membres de la fédération et les deux équipes.

Philippe Clément connaît ce stade par cœur et sait à quel point il pose problème lorsque la météo fait des siennes. Il a d’ailleurs tenu à venir avec tout son groupe pour que les joueurs voient l’état de la pelouse.

"On espère qu’elle sera en bon état", lance le coach de Genk. "On a déjà connu pire, mais si le Heysel est gelé, ça change la donne pour les deux équipes. Peu de mes joueurs ont eu l’occasion d’évoluer sur un terrain gelé. Espérons que les températures restent au-dessus des 0°C. On soufflera tous sur la pelouse pour la réchauffer." (rires)

Ricardo Sa Pinto n’était, lui, pas au courant des difficultés liées au terrain. "Si vous me dites qu’il n’est pas en bon état, ce sera autant un désavantage pour eux que pour nous."

Et Sébastien Pocognoli de conclure : "Nous avons joué à Courtrai avant les fêtes (grimace) . Après ce match, on peut tout accepter en matière de terrain difficile." (rires)