Courtois : "Je suis forcé de faire mieux"

Thibaut Roland Publié le - Mis à jour le

Vidéo
Football Entretien

Il le sait mieux qu’un autre : l’effet de surprise qu’il avait réussi à créer est désormais retombé comme un soufflé. A l’heure de reprendre le gant de la Liga, Thibaut Courtois se retrouve devant la saison de tous les dangers, celle de la confirmation. "C’est évident que le regard des gens a changé. J’ai débarqué en Espagne comme un anonyme. Ils m’ont vu sortir de belles prestations et maintenant ils exigent que je fasse mieux encore. Je suis quelque part obligé de faire mieux que la saison passée."

Avec un joli championnat, une place de titulaire incontestée et la cerise de l’Europa League plantée sur un gâteau dont chacun se serait contenté, Courtois donne pourtant l’impression de ne pas sentir la pression peser. Directement retourné à Madrid après son match dantesque face aux Néerlandais, le portier belge s’est confié librement, comme si de rien n’était.

Thibaut, on se demande simplement quels sont les objectifs que vous pouvez vous fixer après une saison comme celle-là…

Maintenant, on veut absolument se glisser parmi les quatre premiers de la Liga. On ne l’a pas fait la saison passée mais on doit pouvoir y arriver. Pour la Coupe et l’Europa League, on veut aller jusqu’au bout, comme on dit dans ces cas-là. Et puis, il y a cette Supercoupe face à Chelsea qu’on a tous envie de remporter.

Un match entre le club qui vous loue et Chelsea dont vous restez la propriété. On raconte que le club londonien voulait vous empêcher de jouer.

Oui, c’est vrai. Certaines personnes ont demandé à ce que je ne joue pas, mais l’entraîneur des gardiens de Chelsea a insisté pour que l’on me laisse jouer. Il prétend que les Blues sont de toute façon assez forts pour nous battre, que je sois là ou pas (sourire).

En attendant, Chelsea a continué à faire son marché du côté belge avec l’arrivée des frères Hazard et Musonda. Sincèrement, on se demande si cette mode belge n’atteint pas certains excès.

Non, je ne crois pas. Il faut bien comprendre le mécanisme qu’il y a derrière cela. En venant me visionner en Belgique, les scouts londoniens sont tombés sur Lukaku. Puis en revenant voir Lukaku, De Bruyne les a frappés mais rien n’était prémédité. Quant au petit Musonda, beaucoup de clubs du top le convoitaient. S’il s’acclimate bien, on le verra un jour en équipe A !

Paradoxalement, le Belge de Chelsea à avoir le mieux réussi se trouve à l’Atletico. On a l’impression que vous avez en une saison gagné plusieurs années.

C’est normal, je crois. Quand on se retrouve seul dans un pays étranger avec son propre logement à occuper, on est obligé de quitter l’adolescence. Mes parents viennent tous les quinze jours chez moi mais, lorsqu’on apprend à se débrouiller seul, cela finit aussi par avoir un effet sur le terrain.

On sait que l’Atletico aura du mal à se mêler à la course au titre. Dans le duel entre le Barça et le Real, qui part avec les faveurs des pronostics ?

Franchement, c’est impossible de parier. Autant je peux parler de notre préparation, autant je ne les ai pas encore vus jouer. Je sais qu’on est prêts de notre côté. On a eu cette semaine en Colombie et au Costa Rica plus promotionnelle mais on a surtout énormément travaillé à côté.

Publicité clickBoxBanner