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Le tribunal du travail de Tongres a estimé que Genk était libre de faire évoluer son joueur dans le noyau B et que ce choix ne pouvait être retenu par Dahmane comme un motif urgent de rupture de contrat.

Le Racing Genk avait assigné en justice l'attaquant français et lui réclamait une indemnité pour rupture unilatérale de contrat. Le joueur avait rompu son contrat en janvier 2008 après un conflit avec son entraîneur Hugo Broos qui l'avait renvoyé dans le noyau B.

Le tribunal a suivi le raisonnement de Genk, à savoir que Mohamed Dahmane était parti du club de façon injustifiée et que Genk ne s'était pas rendu coupable d'une faute grave en renvoyant Dahmane dans le noyau B.

Le tribunal du travail a également souligné qu'avant son départ, Mohamed Dahmane avait déjà fait savoir qu'il voulait quitter le RC Genk et qu'il avait déjà eu des contacts avec son ancienne équipe de Mons, où il a finalement atterri après son passage dans le Limbourg. Depuis lors, Mohamed Dahmane évolue pour le FC Bruges.

De son côté, le joueur explique les négociations entamées avec Mons par le fait que Genk avait décidé de se séparer de lui. Toujours d'après l'attaquant français, Genk aurait réclamé un prix trop élevé, quelque 450.000 euros. L'Union belge de football avait initialement refusé d'entériner le transfert, mais avait tout de même été contrainte de l'accepter à l'issue d'une procédure en référés.

L'indemnité de rupture que Dahmane doit payer au Racing Genk a été calculée sur base de 36 mois de salaire. Le contrat qu'il avait conclu avec le club limbourgeois courait sur 41 mois. Le footballeur a indiqué que ce montant était beaucoup trop élevé mais le tribunal a estimé lundi qu'un sportif qui gagne en moyenne 24.000 euros par mois peut difficilement être comparé à un employé.

Le joueur devra par ailleurs également s'acquitter des frais d'avocats de 15.000 euros.