Football

Coup de tonnerre, hier, au Standard. Alors qu’il pouvait prolonger pour un an comme entraîneur, Dominique D’Onofrio a annoncé qu’il quittait le club. "Cela devait arriver un jour et c’est aujourd’hui (lundi). Je me suis décidé hier (dimanche), après mûre réflexion. Après quatorze ans, la décision a été très difficile à prendre, mais j’ai décidé de ne pas prolonger au Standard. Je quitte le club. Je remercie la direction, pour cette offre de prolongation. Je remercie mon staff. Le succès de la saison écoulée est aussi le leur. Je remercie le staff médical et tout l’encadrement. Je remercie aussi les supporters qui nous ont soutenus envers et contre tout. Sans eux, on n’y serait pas arrivé non plus."

Pourquoi quittez-vous le Standard ?

Je tiens d’abord à souligner que ce n’est lié à aucune situation actuelle, comme la reprise du club. Mon avenir n’est pas et n’a jamais été lié à Lucien. C’est vous, la presse, et les supporters qui nous avez associés. C’est une décision personnelle. Le genre de décision que l’on prend seul, même si j’en ai discuté avec ma femme. Après quatorze ans passés au Standard, je veux vivre autre chose. Je suis sur le marché du travail.

Vous pourriez reprendre un poste de directeur sportif ou de responsable de centre de formation ?

Non. Je veux rester entraîneur. C’est ce que je fais de mieux. Je suis un homme de terrain. On m’a systématiquement identifié au Standard. On ne me voit pas réussir ailleurs. Je vais essayer de prouver le contraire. J’ai des offres informelles, comme les années précédentes, mais rien de concret actuellement. Je dois étudier les propositions. Cela peut être en Belgique ou à l’étranger. Je ne suis pas un rêveur : je sais que dans le monde du foot, on n’attend pas Dominique D’Onofrio. J’ai une carte de visite, je suis serein.

Le fait d’avoir gagné un trophée a-t-il joué ?

Non. Pour moi, chaque fois qu’un objectif a été atteint, c’était un trophée. Je suis fier d’avoir atteint et souvent même dépassé les objectifs qu’on s’était fixés. Je suis fier d’avoir ramené la Coupe de Belgique à Sclessin après dix-huit ans d’attente. Et, dans notre for intérieur, on a été champion

Ne vouliez-vous pas, alors, récolter les fruits du travail effectué cette saison ?

En 2006, j’avais déjà qualifié le Standard pour la Ligue des Champions et c’est Johan Boskamp qui est arrivé. C’est la vie de coach.

Les départs quasi certains de joueurs cadres – comme Defour et Witsel – ont-ils influencé votre décision ?

Non. J’ai toujours dû composer avec beaucoup de changements dans mon noyau. Mon successeur, lui, avait pu travailler dans la continuité. Moi, quand j’ai repris l’équipe, il a fallu quasiment repartir de zéro. Je suis un "reconstructeur" . Je fais avec le noyau mis à ma disposition. Et on peut dire que, cette année, on a fait progresser les jeunes de 50 à 100 %.