Football Avant de partir en vacances, Kevin De Bruyne a lancé des piques aux médias.

Une des leçons de ces deux matches de fin de saison : les Diables ont plus besoin de Kevin De Bruyne dans le compartiment offensif. Même s’il n’a pas été exceptionnel, il a été décisif à deux reprises. Mais KDB avait l’air de mauvaise humeur envers les journalistes.

Vous estimez avoir donné deux assists ou un seul, Kevin ?

"Peu importe. Vous pouvez choisir si je reçois l’ assist sur le 0-1 de Mertens. Moi, je n’y attache pas d’importance."

Vous ne vous sentez pas mieux à ce poste plus offensif ?

"Non. C’est la presse qui en fait un foin. Quand je joue haut, vous dites que Kevin est meilleur quand il joue plus bas. Quand Kevin joue plus bas, vous dites qu’il est plus efficace plus haut. Il faut savoir ce que vous voulez. Quand le coach a besoin de moi dans un rôle moins offensif, il faudra accepter que je sois moins décisif. Ce qui est important, est que nous avons pris ce match au sérieux. Tout le monde a pris ses responsabilités, et la rencontre s’est déroulée comme je l’avais prévu à la dernière conférence de presse avant le match."

Que l’Estonie se replierait et que vous auriez le ballon ?

"Au début, on a dû chercher les ouvertures. Le mauvais terrain n’a pas facilité notre tâche. En seconde mi-temps, on aurait pu marquer plus de buts, mais le gardien a fait son boulot."

C’est peut-être le seul point de travail après ce match.

"Vous soulignez toujours le négatif. Alors que nous n’avons laissé qu’une seule occasion de but à l’Estonie. Nous nous sommes créé 15 occasions. Ça fait 1-15. D’accord, on n’a pas gagné 0-4 ou 0-5, ça arrive. Mais la victoire était simple. C’était le but, non ? On a mérité nos vacances."

Dans un an, vous êtes en Russie.

"En principe, oui. Le 0-0 entre la Grèce et la Bosnie nous arrange. On est dans une position confortable mais il reste deux matches importants : en Grèce et en Bosnie. Si on en gagne un et qu’on gagne nos deux matches à domicile, on est qualifiés mathématiquement. Nous connaissant, nous voudrons gagner les quatre derniers matches."

Voulez-vous qu’on soit déjà juin 2018, en Russie ?

"Non, ne brûlons pas les étapes. Voilà neuf ou dix ans que je suis joueur professionnel. Le temps vole déjà ainsi."

Chose positive : les fans semblent s’être reconciliés avec les joueurs. Le soutien était impressionnant.

"Moi, je n’ai pas senti de problèmes avec le public. La presse a créé les problèmes en parlant d’autres aspects que le football. Nous venons en équipe nationale pour jouer au foot."

Content d’enfin pouvoir partir en vacances ?

"J’ai connu une superbe saison. Je sais que Manchester City compte beaucoup sur moi. Je sens la confiance du club. Je sais que je ne jouerai pas 100 % des matches. Tous les joueurs ont coûté 40, 50 ou 60 millions. Il faut parfois faire tourner l’équipe. Mais j’ai joué beaucoup ces deux dernières saisons."

Vous suivez les transferts du club ?

"Oui. Ils en ont fait deux. Six joueurs en fin de contrat ont quitté le club. Je suppose que la direction voudra faire le plus possible de transferts avant qu’on ne reprenne les entraînements. Mais d’abord : les congés."