Football

La course à la succession d’Aleksandar Jankovic est lancée. Les observateurs sont unanimes quant au profil que devra présenter le prochain T1 du Standard : il devra avoir de la poigne, aider les jeunes à percer en équipe première et ramener l’esprit Standard, le goût du travail et, surtout, la culture de la gagne.

Un profil qui colle parfaitement à celui qui fait toujours office de légende à Sclessin : Sergio Conceição. L’ancien Soulier d’Or et capitaine du Standard est plébiscité du côté des fans et possède énormément d’atouts.

À 42 ans, le Portugais est encore jeune mais il possède désormais une certaine expérience, fort de ses passages à Olhanense, à Coimbra, à Braga (où il est arrivé en finale de la Coupe du Portugal), à Guimarães et, actuellement, au FC Nantes, où il est sous contrat jusqu’en 2018. L’esprit Standard, il le connaît. Mieux : il l’incarne. Durant sa carrière de joueur, l’ancien médian a beaucoup voyagé mais c’est à Sclessin qu’il est resté le plus longtemps (2004-2007).

La culture de la gagne, c’est ce qui le caractérise. Joueur déjà, Conceição vomissait la défaite. Un état d’esprit qu’il inculque depuis à ses joueurs. Franc du collier, l’ancien joueur de Porto et de l’Inter n’a pas son pareil pour galvaniser un vestiaire ou secouer l’ego d’un joueur.

Dans un vestiaire en proie à des problèmes de mentalité, Conceição n’hésiterait pas à donner un coup de pied dans la fourmilière. Lorsque nous l’avions rencontré en décembre 2015 à Guimarães, avec son ami, le regretté Dominique D’Onofrio, Sergio Conceição nous avait expliqué sa méthode. "Les premiers mois, c’est difficile pour mes joueurs car je suis rigoureux, exigeant. Je n’ai pas la tête des bons jours; je ne dégage pas forcément de la sympathie parce que je fais attention aux moindres détails comme la nutrition, le style de vie. Le travail individuel est également important à mes yeux. Au niveau des entraînements, ils sont diversifiés mais j’attends de l’intensité. On joue comme on s’entraîne. J’essaie toujours de communiquer ma rage. Croyez-moi, je crie toujours autant."

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