Football

Plusieurs joueurs sans contrat peuvent encore étoffer les clubs

BRUXELLES Le marché des transferts est clôturé depuis vendredi minuit.

"La Fifa détermine des périodes de transferts officielles. Certains pays demandent des dérogations pour mieux les faire correspondre au calendrier de leur championnat. Nous réglementons les transferts. Cela concerne donc les joueurs sous contrat. Pour les jou- eurs sans contrat, chaque association peut édicter ses propres règles", dit-on à la Fifa.

En Belgique, comme dans bon nombre d'autres pays, les clubs bien informés peuvent encore élargir leur noyau, voire le renforcer, en engageant des joueurs libres. Ces joueurs sans contrat ont le droit de se lier à un club en dehors des périodes de transferts.

"Le joueur dont le contrat arrivait à terme le 30 juin et qui n'a pas signé une prolongation a été automatiquement désaffilié au 1er juillet. Avant, il avait jusqu'au 31 août pour se réaffilier chez nous. Mais cela n'avait aucun sens d'empêcher de travailler un jou- eur qui retrouvait de l'embauche après cette date. Ce n'était d'ailleurs plus appliqué. Nous avons donc adapté le règlement, notamment en vertu du droit au travail : il peut se réaffilier en division nationale (D1, D2, D3 et promotions) jusqu'au 15 mars", précise-t-on à l'Urbsfa.

Libre avant le 31 août

Qu'en est-il, dans un cas particulier, pour un joueur qui serait libre après avoir cassé son contrat de commun accord avec son club ? Si cela s'est passé avant le 31 août, comme dans le cas de Hakim Bouchouari au Standard, le joueur peut signer avec un nouveau club, dès aujourd'hui. Si la rupture de contrat s'est faite ou se fait après le 31 août, il ne peut plus se lier à un autre club belge avant la prochaine période de transferts (mais il peut signer et jou- er au sein d'une association dont le mercato est toujours en cours, par exemple). Aucun point du règlement belge ne traite ce cas précis mais cela découle des autres articles.

"Ce serait trop facile, cela permettrait de contourner le règlement et la période des transferts ne serait plus d'aucune utilité. Là, le droit au travail ne peut pas être invoqué car le joueur accepte la rupture de son contrat", explique-t-on encore à la fédération belge, tout en précisant que cela vaudra... jusqu'à la prochaine adaptation du règlement.

Dans le cas d'une rupture de contrat unilatérale, le règlement de la Fédé renvoie aux dispositions légales. Comme à la loi de 78 qui prévoit une suspension du joueur qui l'a utilisée pour la saison en cours en Belgique. Le règlement prévoit en revanche le cas d'un joueur dont le contrat est rompu unilatéralement par le joueur (pour faute grave du club, comme le non-paiement de salaire durant trois mois) ou par le club (sans faute grave du joueur). "Dans ce cas où la responsabilité du club est engagée, un autre club peut demander l'affectation temporaire du jou- eur."