Football La direction liégeoise a empêché le départ d’Orlando Sa vers la Chine.

Dimanche dernier, nous faisions état de plusieurs offres chinoises arrivées sur le bureau de la direction liégeoise pour Orlando Sa. Ce dernier intéressait les clubs de Beijing Renhe, Dalian Yifang et Shenzhen. Rapidement mis au courant de la situation, Bruno Venanzi a, dans un premier temps, laissé la porte ouverte avant de la refermer aussi tôt. Les décideurs liégeois n’entendaient pas laisser filer leur meilleur buteur, pourtant placé sur le banc la semaine précédente à Charleroi.

Avant le partage concédé face à Bruges (1-1), le Standard a reçu deux offres fermes de 5 millions d’euros. Offres rapidement balayées d’un revers de la main par Bruno Venanzi, ne voulant pas s’attirer les foudres de ses partisans en laissant filer le Portugais qu’il n’aurait pu remplacer. Après révélation de ces offres chinoises, des agents ont rapidement proposé des solutions alternatives à la direction liégeoise qui répondait inlassablement : "Pas besoin, Orlando ne partira pas."

Il ne s’agissait pas d’un problème financier, mais bien sportif. En laissant partir Orlando Sa, le Standard se tirait, sportivement, une balle dans le pied, à deux matches de la fin de la phase classique et à un peu plus de deux semaines d’une finale de Coupe. En ce début de semaine, une nouvelle offensive est pourtant arrivée de Chine. Bruno Venanzi a reçu deux nouvelles offres fermes dont la plus élevée tournait autour des 7 millions (qui devrait émaner du club de Henan Jianye) ! Là encore, la réponse était la même : non. "Après discussions et réflexions, le club et Orlando ont décidé de décliner les offres afin de se concentrer pleinement sur les échéances sportives à venir. En effet, notre attaquant entend faire le maximum pour permettre à notre club d’atteindre ses objectifs et, à titre personnel, tenter de décrocher une sélection pour la prochaine Coupe du Monde", indiquait, hier après une rencontre entre le joueur et la direction dans la matinée, le Standard dans un communiqué au sein duquel il reconnaissait avoir reçu des offres.

À la lecture de ce communiqué, on serait tenté de croire que c’est le Portugais lui-même qui a refusé un départ. Mais la vérité est bien plus nuancée. En Chine, Orlando Sa pouvait gagner plus de 3 millions nets par an. Un montant qui a évidemment fait réfléchir le joueur, qui a toujours été d’une grande loyauté envers son employeur et ce, malgré de nombreuses offres reçues lors du dernier mercato estival (notamment du Lokomotiv Moscou). À 29 ans et après avoir inscrit 30 buts sous le maillot rouche, Orlando Sa pensait sûrement que sa direction serait plus à l’écoute.

On peut donc légitimement se poser la question de l’état d’esprit du joueur qui, en deux semaines, aura pris place deux fois sur le banc et aura vu une occasion inespérée d’assurer les arrières de sa famille s’envoler. L’été dernier, lorsque Bruno Venanzi lui a fermé les portes une première fois en le déclarant "intransférable", il l’avait augmenté dans les jours qui suivaient. Aujourd’hui, après l’épisode chinois, il semble qu’il n’en sera pas de même ! Ces derniers jours, malgré l’agitation, Orlando Sa a toujours agi en professionnel, comme il l’a toujours fait depuis son arrivée en 2016 et c’est en tant que tel qu’il devrait encore prester dès samedi face à Malines. Mais la déception du Portugais est compréhensible et légitime. Le staff a donc désormais un peu plus de trois jours pour effectuer un travail d’ordre psychologique avec son joueur.