Football A Encore ébouriffant contre la Fiorentina, le Louvaniste apparaît comme le meilleur joueur de Serie A.

Le San Paolo s’est d’abord interrogé avant de se lever comme un seul homme. Pourquoi Maurizio Sarri a décidé de remplacer Dries Mertens, double buteur et passeur décisif, lancé dans un duel avec Edin Dzeko pour devenir capocannoniere de Serie A, par Leonardo Pavoletti à un instant où le Louvaniste diffusait l’impression de pouvoir marquer sur chaque touche de balle ?

"En toute honnêteté, je ne savais pas combien de but Mertens aurait pu marquer encore, sinon, je l’aurais laissé un peu plus longtemps sur le terrain et Pavoletti méritait aussi de jouer", s’est justifié l’entraîneur napolitain.

"Qu’il termine meilleur buteur ou non, il réalise une saison incroyable. Il n’a joué avant-centre que depuis octobre et a inscrit 27 buts en Serie A, 33 en tout. Il a dépassé toutes mes attentes". Au point de s’imposer comme une référence globale en Serie A, dont il est peut être considéré comme le meilleur joueur. Parce qu’il a quelque chose en plus que ses principaux concurrents.

Plus lourd que Nainggolan

Les deux hommes ont changé de poste au fil de la saison. Là où Mertens s’est recentré, Nainggolan a avancé d’un cran pour inscrire 11 buts et délivrer 5 passes décisives et signer lui aussi sa saison la plus aboutie. Mais le degré d’implication de l’Anversois dans les buts de son équipe reste inférieur à celui, considérable, du Louvaniste (18 % contre 41 %).

Plus décisif que Belotti

27+9 : le compte est plus que bon pour Mertens. Aucun autre joueur n’a été plus décisif que lui cette saison, pas même Andrea Belotti, la nouvelle coqueluche italienne qui a lui aussi pris une nouvelle dimension cette saison (25 buts et 5 passes décisives) pour enfiler durablement les habits du leader offensif de la Squadra.

Plus régulier que Gomez

Si l’Atalanta a surpris cette saison, le petit Argentin y est pour beaucoup. A 29 ans, le milieu offensif que l’AC Milan voulait débaucher en janvier, est au sommet de son art. Mais, porté par un collectif moins abouti, il apparaît moins régulier que Mertens qui, depuis son recentrage, n’a connu aucun creux là où Gomez a traversé 2 tunnels de 4 rencontres sans être décisif en octobre puis entre février et mars.

Plus méritant que Dzeko

Le seul joueur à avoir marqué plus que Mertens, avec une réalisation de plus à son compteur. Mais sur ses 34 apparitions, le Diable a évolué à 7 reprises sur le côté gauche, ce qui augmente son degré de mérite dans une équipe où les responsabilités offensives sont plus diluées alors qu’à Rome, le jeu est principalement centré sur le Bosnien.

Plus leader qu’Insigne

Indirectement, l’autre grand gagnant du repositionnement de Mertens. Fini la concurrence entre les deux hommes sur le côté gauche, place à une complémentarité rare qui a permis à l’Italien de briller comme jamais avec 17 buts et 8 passes décisives. Tout en respectant aussi une hiérarchie où Mertens apparaît comme un commandant et lui plus comme un fidèle lieutenant.