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Au lendemain d'un match pareil, 4-4 au Club Brugeois, le choc était encore sur toutes les lèvres hier à Sclessin. Comme après chaque rencontre, Michel Preud'homme est revenu en détail sur le match.

Le Standard mené 3-0 et 4-1 : "Le score ne doit pas nous faire oublier notre début de match qui n'a pas été bon du tout. On va revoir les images et les analyser mais on sait les erreurs que l'on a commises. On a été trop laxiste, trop loin des hommes, notamment, alors qu'on savait que Bruges est une équipe qui commence ses mat ches en force à domicile.

On a encaissé deux buts sur des phases auxquelles on s'attendait avant le match, des phases préparées. Je l'ai dit aux joueurs ce lundi matin : Je ne sais pas si je dois vous engueuler pour le 2-0 après un quart d'heure ou vous féliciter pour le 2-4 sur la deuxième mi-temps avec un coeur gros comme ça. Il y a des deux."

La défense à côté de ses pompes : "Pour la première fois, notre charnière centrale a été mise en difficultés et n'a pas su tenir la baraque comme lors des autres matches. Cela a aussi à voir avec le jeu du reste de l'équipe. Les erreurs commises par les deux défenses ont aussi été provoquées par le jeu des deux formations. Notre positionnement n'a pas toujours été bon, comme sur le premier but. Mais c'est plus facile de rectifier cela que d'acquérir l'esprit que l'on a affiché."

L'incident Jovanovic-Conceição : "Comme je l'ai dit à la conférence de presse d'après match, il faut pouvoir se prendre... en main quand cela ne tourne pas. Dugarry avait fait pareil lors de la venue de Bordeaux à Sclessin en Coupe d'Europe. Sans cela les Français ne se seraient jamais qualifiés car on les enfonçait ! On avait déjà essayé de recadrer Milan qui ne respectait pas les consignes. Sergio s'en était rendu compte aussi. Ils ont réagi à chaud. Ce n'est pas bon pour l'image mais bien pour le match. Et Jovanovic qui ne se laisse pas faire, c'est bien aussi, cela montre qu'il a du répondant."

La remontée fantastique de 4-1 à 4-4 : "Il fallait tout d'abord y croire. On aurait pu s'effondrer mais on ne l'a pas fait. Nous savions que l'arme utilisée à la fin pouvait faire mal à Bruges. Surtout en l'absence de Clement. Nous avons mis plus de joueurs forts de la tête en zone de finition et cela a obligé des joueurs de Bruges qui n'y sont pas habitués à défendre. A 3-1, on savait que si on faisait 3-2, on pouvait revenir. Pareil à 4-2 : si on faisait 4-3... on connaît la suite. Mais les joueurs ne s'y sont pas pris n'importe comment. Ils sont restés calmes et ont bien utilisé les flancs. Bruges avait décidé de ne pas nous laisser jouer et a consenti pour cela une grosse dépense d'énergie, parfois à l'extrême... Ils l'ont payé en fin de match."

L'arbitrage pas à la hauteur : "Je l'ai déjà dit, j'ai décidé de ne plus en parler car on me dit alors que je cherche des excuses faciles, on traite le Standard de Calimero . Mais je n'oublie pas et je travaille en conséquence. C'est fataliste mais j'espère que cela changera. Tout le monde a vu qu'il y avait un problème, dimanche. Mais ce sont les joueurs eux-mêmes qui m'ont interpellé sur le sujet. Je leur ai dit qu'ils pouvaient faire des déclarations s'ils le souhaitaient. Ce qui les frustre, ce ne sont pas les mauvaises décisions car ils savent qu'il y en a des deux côtés. Mais ils ont l'impression qu'ils ne peuvent pas se permettre ce qu'on permet à leurs adversaires. Le quatrième arbitre a très bien fait son travail : il a fait preuve de psychologie... mais je n'ai pas dépassé les limites..."

Le Standard 6e au classement : "Vu les succès de Charleroi et de La Gantoise, on savait qu'on serait 6e si on ne gagnait pas. Mais ce point arraché à Bruges est un bon point. Dans l'absolu, on a grappillé des points sur tout le monde, excepté Genk, depuis le changement de staff. Mais on est toujours dans cette course-poursuite..."