Football Le RSCA et Ghelamco ont un accord signé, mais il reste des obstacles à franchir.

Mauvaise nouvelle pour les supporters nostalgiques qui veulent qu’Anderlecht reste au Parc Astrid : un accord a enfin été conclu et signé entre le club, le constructeur Ghelamco et la Ville de Bruxelles concernant la construction de l’Eurostadion. Il reste plusieurs obstacles à surmonter, mais ces signatures sont un nouveau pas dans la bonne direction.

Le but était d’annoncer l’accord via un communiqué, mais le journal financier flamand De Tijd a devancé toutes les parties pendant la nuit de mercredi à jeudi. De Tijd y ajoutait même le prix de location que les deux parties avaient convenu : Anderlecht devrait payer 9.950.000 euros par an, pendant 30 ans.

9.950.000 euros , cela signifierait que les Mauves restent sous la barre symbolique des 10 millions. Il y a quelques jours, on parlait encore de 10,3 millions.

Aucune des parties ne souhaite confirmer ce montant. "On n’a pas tellement discuté du prix", nuance Paul Gheysens, le CEO de Ghelamco. "On a surtout fixé qui paierait quoi. Ghelamco se charge par exemple de l’ameublement et de l’entretien. Cela nous coûtera 1 million par an."

Un autre problème était la capacité du stade. Pour accueillir des matches de l’Euro, il faut au moins 60.000 places. Mais quand Anderlecht affrontera Waasland-Beveren, le stade sera plus vide que rempli. Gheysens est formel : "En un rien de temps, on peut réduire la capacité à 45.000 places. On cachera les 15.000 places vides avec des bâches publicitaires."

Il reste toutefois des problèmes à résoudre. Les riverains (flamands) vont essayer de ralentir l’attribution des permis de bâtir et selon Foot Magazine, Anderlecht et Ghelamco n’ont pas encore d’accord concernant les plans et le concept du stade. Gheysens, le boss de Ghelamco, est pourtant formel : "On a même décidé de la couleur de chaque salle."

Le planning ne permet d’ailleurs plus trop de retournements de situation. Le 8 décembre, Anderlecht devrait officiellement signer son contrat de location pour les 30 prochaines saisons. Le but est d’entamer les travaux en printemps. "Au mois de mai 2016, on doit avoir commencé", dit Gheysens. "En été, on doit pouvoir travailler à fond." Anderlecht devrait y jouer ses premiers matches en 2019.

Les négociations avec la Fédération concernant un prix de location pour les Diables Rouges n’ont pas encore démarré.