Football Le club hurlu est-il aux mains d’un agent de joueurs ? Des perquisitions ont eu lieu.

Et un nouveau scandale dans le monde du football belge, un. Cette fois, c’est le club de l’Excelsior Mouscron qui est dans le collimateur de la justice.

Pini Zahavi, la pluie et le beau temps

Sept perquisitions ont été menées mercredi matin dans les bureaux du club hennuyer, au domicile de responsables, au Futurosport, le centre de formation de l’Excel, mais aussi aux sièges de l’Union belge (auprès de qui les enquêteurs ont demandé le dossier de licence relatif à Mouscron) et de la Cour belge d’arbitrage du sport (CBAS).

Le parquet fédéral posséderait des éléments selon lesquels Mouscron est aux mains de l’agent de joueurs Pini Zahavi. Ce qui contrevient aux règlements de l’Union belge. Des sociétés étrangères auraient permis de camoufler le contrôle de Mouscron par Zahavi.

Selon certains documents émanant des "Football leaks" et diffusés la semaine passée, Pierre François, le CEO de la Pro League (dont le siège n’a pas fait l’objet de perquisitions), était au courant.

Le club hennuyer a dû se justifier auprès de la CBAS ces trois dernières saisons pour obtenir in fine une licence que la commission des licences lui avait refusée. Le parquet fédéral soupçonne l’Excel d’avoir produit de faux documents pour tromper la CBAS et rester en D1A.

Le dossier porte donc sur des suspicions de faux et usages de faux, escroquerie et blanchiment.

Trois personnes, parmi lesquelles le président de Mouscron, Patrick Declerck, ont été privées de liberté pour audition puis relâchées. "Le club participe positivement à l’enquête en cours. Et nous continuerons à le faire", a indiqué M. Declerck.

Le second volet du dossier concerne des soupçons de blanchiment, ajoute le parquet fédéral. Le club hurlu est suspecté d’être soutenu par un financement illicite de plusieurs millions d’euros émanant de sociétés offshore.

Westerlo, OHL et Lommel contre-attaquent

L’enquête a été ouverte en avril 2018. En juin 2018 y a été jointe la constitution de partie civile du KV Malines contre Mouscron.

Mercredi, ce sont les clubs de Westerlo, d’OHL et du SK Lommel qui annonçaient leur intention de se constituer partie civile. Ces trois clubs ont connu des relégations alors que Mouscron "sauvait sa peau". Saint-Trond et le CS Bruges ont renoncé à entrer dans la danse judiciaire.