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Dominique D'Onofrio, l'entraîneur du Standard, avait délégué son adjoint à la conférence de presse. «Il y a eu de l'ambiance, du suspense et une courte victoire de notre équipe. Elle n'a pas été suffisante, hélas, regretta Stéphane Demol. Que puis-je dire? Nous avons essayé. Ce ne fut pas toujours beau ni académique mais, sur le plan de l'engagement, on n'a pas failli. La qualification de Zulte Waregem est-elle méritée? Peut-être bien si on prend en considération les deux rencontres. Nous avons cherché constamment les longs ballons: ce n'était peut-être pas la meilleure solution...»

Très serein dans la victoire, Francky Dury, le mentor de Zulte-Waregem, assurait pour sa part: «Je ne dirai pas que c'est un rêve car un entraîneur qui rêve n'est pas réaliste. Mais j'estime que notre accession à la finale est méritée: n'oubliez pas que nous avons éliminé le Club Bruges, Westerlo et le Standard. Ai-je eu peur quand Onyewu a marqué? Non: j'ai été surpris car à ce moment nous étions bien dans le match. Ai-je pesté quand mes attaquants ont loupé quelques occasions? Non, car une égalisation n'aurait pas fondamentalement changé les choses. J'ai craint davantage que nous encaissions un deuxième but comme cela s'était passé en Championnat. J'ai évolué en 5-3-2 pour privilégier l'expérience. Où la finale doit-elle se disputer: au Heysel, à Bruges, à Genk, à Anderlecht ou à... Putte-Kapellen? Peu me chaut du moment qu'on soit sur la pelouse!»

Du côté des joueurs, Oguchi Onyewu avait le courage de reconnaître: «Mon erreur du match aller nous coûte la qualification... Sur ce match-ci, nous étions les plus forts. Zulte-Waregem a joué en contres et n'a été dangereux que les cinq dernières minutes.» Le Standard doit maintenant tout miser sur le titre en championnat. «Il nous reste quatre matches -enfin, trois pour moi puisqu'on a décrété que je ne pouvais pas jouer contre Anderlecht... - c'est le plus important maintenant», insistait le défenseur américain. «On est leaders, à nous de le rester jusqu'au bout.»

Les autres Rouches, comme Eric Deflandre, Siramana Dembéle ou Karel Geraerts (remplacé à la pause sur blessure) répétaient tous le même enseignement: «On est éliminé à cause du match aller. C'est dommage, un objectif s'envole. Mais il nous en reste un second et nous allons tout donner pour l'atteindre.» «On est déçu mais on a toujours réussi à passer d'un objectif à l'autre en se remettant en question», ajoutait Dembéle. "Que les supporters se rassurent: sur quatre matches, il va falloir aller nous chercher en championnat.»

© Les Sports 2006