Frank De Bleeckere arbitrera Genk-Standard

Kevin Sauvage Publié le - Mis à jour le

Football

Frank De Bleeckere arbitrera le match décisif pour le titre entre Genk et le Standard, mardi soir. Sa désignation est assez logique vu les prestations de l'arbitre belge sur la scène européenne cette saison. Il avait notamment arbitré la demi-finale 100% espagnole de Ligue des Champions entre le Real Madrid et le FC Barcelone.

Il mettra par ailleurs un terme à sa carrière en décembre prochain.

Samedi soir, un partage suffisait au Standard pour asseoir la deuxième place synonyme de tour préliminaire pour la Ligue des Champions. C’est finalement suite à une victoire et un but de Tchite que le Standard jouera ce tour préliminaire. "La victoire est amplement méritée, l’objectif était d’assurer la troisième puis la deuxième place, c’est chose faite et nous en sommes très heureux. Nous étions bien en place et c’est cela qui a fait la différence."

Après la rencontre, les Liégeois se sont retrouvés à l’Académie. "On a fait une petite fête qui n’a pas duré longtemps, on a savouré un peu et on se concentre directement sur Genk. Mardi, ce sera un match très important. On a toujours dit qu’on prenait match par match et il n’en reste qu’un et on va continuer dans la même optique."

Mémé Tchite et le Standard aborderont le déplacement à Genk comme tous les autres. "On va aller à Genk dans le même état d’esprit qu’un autre déplacement c’est-à-dire en essayant de gagner et après alors, on pourra parler. On va tout donner mardi."

Cependant, le buteur du Standard sait que ce ne sera pas simple. "Genk est une grande équipe de Belgique et il faut respecter cela. Les Limbourgeois sont également en forme mais nous ne devons pas nous soucier du Racing, on doit uniquement penser à nous et notre jeu."

Une fois de plus, Mémé Tchite a inscrit un but qui rapporte gros. En effet, en marquant le 2-1, Tchite permet aux siens d’accéder au troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions. "Je suis content d’avoir pu délivrer l’équipe mais il ne faut pas oublier le travail préparatoire de Mehdi."

Selon Mémé Tchite, c’est Genk qui partira favori mardi. "Exactement. Tout le monde a toujours dit que Genk était favori tout au long de la saison, il n’y a donc pas de raison que cela change. De plus, on se plaît parfaitement dans notre costume d’outsider !"

Samedi soir, Jelle Van Damme a de nouveau réalisé un gros match face à ses anciennes couleurs. Il aurait même pu inscrire deux buts. "C’est vrai que j’ai eu deux belles opportunités et que j’aurais aimé en mettre une au fond mais le plus important c’était de prendre les trois points."

Pour le milieu gauche, la pression est plus présente dans le clan limbourgeois. "C’est Genk qui a la pression. Nous, on n’a rien à perdre. Genk s’est autoproclamé candidat au titre depuis le début de la saison, pas nous."

Se déplacer à Genk avec l’obligation de gagner, c’est la meilleure manière d’aborder le match ? "Tout à fait. On ne doit pas calculer et spéculer sur un nul."

Franky Vercauteren veut croquer la cerise sur un gâteau genkois déjà savouré.

Cette fois, Franky Vercauteren n’a pas couru le moindre risque. Au coup de sifflet final d’un nouveau match victorieux en déplacement disputé avec réalisme, efficacité et adaptation tactique avisée aux événements, il a invité ses joueurs du Racing Genk à ne pas s’attarder auprès de leurs supporters pour éviter toute interprétation abusive ou erronée d’éventuelles manifestations d’allégresse, comme cela avait été le cas après le succès contre Anderlecht.

Les leaders confirmés du championnat ont donc exulté dans l’intimité de leur vestiaire. Ils avaient bien le droit de se libérer : ils venaient de confirmer – avec une autorité certaine et, par moments, un panache rassurant – leur participation aux tours qualificatifs de la prochaine Ligue des champions. Se sont-ils fait peur, samedi soir à Gentbrugge ? “Nous avons fait ce qu’on attendait de nous, assure un Franky Vercauteren enjoué et épanoui. Certes, avec des hauts et des bas dans la qualité de notre prestation mais surtout en témoignant d’une réaction mentale qui m’a plu.”

Même si le Club Bruges l’avait bousculé d’emblée davantage que ne l’a fait La Gantoise, le Racing Genk a entamé sa rencontre à Gentbrugge dans les mêmes dispositions qu’au stade Jan Breydel : avec l’intention de réagir aux initiatives locales plutôt que de s’emparer d’entrée de jeu des rênes du match.

L’option consistait, en fait, à tempérer simplement quelque peu la gestion habituelle de son match. “On avait décidé de subir en perte de balle puis de profiter de la récupération pour assener avec vivacité nos contres, confirme l’entraîneur. Cela n’a pas fonctionné comme nous l’espérions. J’avais déjà noté une amélioration dans le troisième quart. J’ai alors profité du repos pour adapter notre réplique. Nous avons évolué différemment et assumé des initiatives positives qui nous ont permis de nous détacher au tableau d’affichage. Un bête but aurait pu nous porter préjudice : on s’est fait malmener jusqu’à ce que La Gantoise égalise. Puis, nous avons porté le coup de grâce…”

Une fois encore, le Racing s’est montré – trop – longtemps vulnérable sur les flancs. A droite, Vanden Borre n’a pas convaincu. Il était chargé de “faire la ligne”. Les mauvaises langues expliquent qu’il n’a assumé la part défensive de sa mission qu’une seule fois : quand il a commis la faute fatale mais évitable sur Mboyo.

A gauche, Mavinga a été trop longtemps abandonné à son sort. Nombre d’attaques gantoises se sont construites de la même manière, sans entraîner une réadaptation tactique immédiate du Racing. Souvent esseulé, Baric n’a pas su exploiter pleinement la latitude dont il a joui.

Il s’en est mordu les doigts : les réglages opérés pendant la pause avaient rendu toute sa consistance à la formation limbourgeoise. Celle-ci a pu, une fois encore, compter sur l’état de forme de ses éléments clé. Courtois a sauvé son équipe à cinq reprises au moins en trente minutes et une action d’éclat de De Bruyne – qui venait de s’échauffer en produisant deux débordements prometteurs – l’a lancé sur la voie d’un succès que personne ne contestera.

Ce Racing-là n’est pas à bout de souffle. Il conserve même d’intéressantes ressources physiques et mentales. “J’ai vu, aussi, l’une ou l’autre imperfection dans le chef de Courtois et de De Bruyne , souriait Franky Vercauteren, qui déteste de trop individualiser les mérites de ses joueurs. C’est la balance qui compte. Celle-ci est positive.”

Samedi soir et dimanche matin, les Genkois ont bu du petit-lait, toujours sans exubérance excessive. “Nous disputerons les qualifications pour la Ligue des champions. C’était… inespéré à l’aube de cette campagne, se réjouit Franky Vercauteren. La saison est donc déjà fantastique. Elle est, d’ores et déjà, réussie. Quand on voit ce qu’on a réalisé, on a le droit d’être fiers de nous.

Mardi, nous allons vivre la plus belle finale de ce championnat. La vraie, celle qui opposera les deux meilleures formations de la saison. Rien n’est jamais parfait. Notre dernier objectif est de nous rapprocher de cet idéal lors de l’apothéose. Je peux déjà vous assurer que la finale sera grandiose !”

Kevin Sauvage

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