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La décision de Thierry Verjans, actée lundi auprès d’Herman Van Holsbeeck, de quitter son poste chez les U17 pour rejoindre le Standard a entraîné un jeu de chaises musicales parmi les entraîneurs de jeunes à Anderlecht. Et c’est sur le rythme d’un tango que Nicolas Frutos s’est assis sur le banc des Espoirs du Sporting, où il succédera dès janvier à René Peeters.

Titulaire d’un diplôme d’entraîneur depuis trois ans, l’ancien buteur de trente-quatre ans va débuter sa seconde carrière dans le club de son cœur juste après la trêve hivernale. "Je me suis beaucoup préparé pour ce moment", a-t-il déclaré au site officiel. "Je vais apporter mon expérience aux jeunes en étant très professionnel dans mon approche." Nicolas Frutos connaît sa mission au Sporting. "Anderlecht travaille très, très bien au niveau de la formation et je dois continuer ça. Quand on voit la valeur à plusieurs millions prise par plusieurs joueurs formés ici, on ne peut que féliciter le club pour son boulot avec les jeunes."

Un retour rêvé

Ce retour à Anderlecht, il en rêvait depuis son départ en 2010 suite à de nombreuses blessures. "Chaque entraîneur a son style et moi, mon style, c’est celui de la maison anderlechtoise", explique-t-il. "Même quand j’étais en Argentine (NdlR : il était directeur sportif à l’Union Santa Fé) et au Paraguay (NdlR : il a travaillé dans le staff de l’Olimpia Asuncion), j’avais le style d’Anderlecht."

Un discours qui démontre aussi toute l’ambition de Nicolas Frutos qui avait d’ailleurs d’abord espéré un poste dans le staff technique de Besnik Hasi. Chose qui n’était pas possible dans l’immédiat. L’ancien buteur argentin (41 buts en 69 matches de championnat de Belgique) se contentera des Espoirs dans un premier temps mais ce n’est certainement pas le terminus pour celui qui n’a jamais caché son ambition de devenir un jour T1 au Sporting…