Football Même sans l’Euro 2020, la volonté resterait de construire l’Eurostadium. Mais les Diables n’en seront que locataires.

La date fatidique du 7 décembre approche. Ce jour-là, le Comité exécutif de l’Uefa décidera du sort de l’Euro 2020 à Bruxelles. Soit elle fera définitivement un trait sur la Belgique, pour activer un plan B à l’étranger, soit elle prolongera le délai.

"J’ai beaucoup moins de doutes qu’avant. Cela devient juste mais je reste optimiste", explique Gérard Linard, président de l’Union belge. "Ghelamco a dû prouver à l’Uefa qu’il est capable de construire le stade à temps, et qu’il peut être fini deux mois avant le début de l ’Euro . Selon moi, le dossier était convaincant."

Pour le 20 novembre, les autorités flamandes doivent également informer l’Uefa de l’avancement du dossier du permis de bâtir, qui pourrait être délivré en janvier 2018.

D’après nos informations, Ghelamco se fait fort de pouvoir construire le stade de 40.000 places en seulement… neuf mois. Si le permis est délivré à temps, l’entreprise affirme pouvoir tenir les délais pour l’Euro 2020.

Le tout est maintenant de savoir si Ghelamco a réussi à convaincre l’Uefa, et si les autorités politiques flamandes ont bel et bien joué le jeu. Réponse le 7 décembre.

Mais si l’Euro 2020 n’est pas organisé chez nous, Ghelamco gardera l’intention de construire l’Eurostadium. Qui, en réalité, ne sera pas un stade national. "Nous n’investirons pas d’argent dans le stade, nous n’en aurions pas les moyens" , remarque Linard. Les Diables joueraient alors la plupart de leurs matchs à l’Eurostadium, mais en tant que simples locataires. Le principal locataire étant le Sporting Anderlecht.

Tubize : cinq terrains en plus

Les dirigeants de l’UB ont fait le point sur leurs différents projets. À retenir :

Le centre national s’agrandit : étant repassée dans le vert, l’UB peut investir. Elle va acheter des terrains jouxtant le centre national. Elle espère pouvoir construire, entre autres, cinq nouveaux terrains de football.

Une simplification du règlement : la Fédération veut continuer dans ce sens. Certaines procédures disciplinaires pourraient être facilitées, notamment grâce à des comparutions via Skype pour éviter de faire déplacer les joueurs.

De nouvelles frontières pour les provinces : certaines pourraient être redessinées, pour favoriser des derbys.

Une meilleure utilisation de l’arbitrage vidéo : la saison prochaine, l’UB veut garder le VAR et elle voudrait centraliser toutes les images de tous les matchs à un seul endroit, comme aux Pays-Bas, plutôt que dans un camion à côté du stade.

© D.R.

Gérard Linard: "Ne pas marcher sur les pieds de Martinez"

1. En tant que président, quel regard portez-vous sur les soucis des Diables ?

"Je ne suis pas inquiet. Des gars comme Nainggolan, Fellaini ou Alderweireld étaient absents : ce sont des joueurs importants. Les joueurs doutent ? De Bruyne n’aurait jamais dû dire ces choses dans la presse. Entretemps, c’est arrangé avec le coach. Il n’y a plus de souci. Ce n’était pas à moi de m’en mêler : je ne vais pas marcher sur les pieds de Roberto Martinez. "

2. Quel sera l’impact des résultats du Mondial sur votre politique financière ?

" Il n’y en aura aucun. Ces revenus-là ne sont pas inclus dans notre budget. Le surplus servira notamment à l’achat des terrains à Tubize et à accélérer la digitalisation."

3. Est-ce que votre nouveau rôle a beaucoup changé votre quotidien ?

" Oui, demandez à ma femme ! J’ai beaucoup de route, je fais Chimay-Bruxelles quatre fois par semaine. J’ai aussi plusieurs heures de cours de néerlandais par semaine. Mais je fais ça avec plaisir parce que j’aime le football."