Glen De Boeck règle ses comptes

DOMINIQUE PAQUET Publié le - Mis à jour le

Football

ENVOYÉ SPÉCIAL EN NORVÈGE

Glen De Boeck, tout le monde, au Sporting, a ressenti une très vive déception il y a quinze jours, à l'issue du match aller. On devine dès lors que vous et vos partenaires, vous êtes ici afin de remettre les choses à leur place.

C'est, en effet, notre intention. Et je suis persuadé que nous allons parvenir à nos fins. Dans le groupe, tout le monde est conscient de l'importance de la rencontre qui nous attend ce jeudi. Personne n'imagine une seule seconde que nous soyons éliminés par une équipe qui, malgré tout le respect que je lui porte, ne boxe pas dans la même catégorie que nous.

Il n'empêche: aujourd'hui, ce sont les Norvégiens qui ont un but d'avance, pas le Sporting...

Chez nous, en seconde période, cet avantage n'a tenu qu'à un fil. Stabaek a marqué très vite, quasiment d'entrée de jeu (après 10 minutes). Les Norvégiens nous ont surpris par leur culot. Leur réussite nous a quelque peu désorientés. Toutefois, je suis persuadé que si nous rejouons dix fois cette deuxième mi-temps, nous nous imposons systématiquement. En fait, il nous a manqué ce petit brin de chance qui fait la différence. J'ose croire que celle-ci nous sourira ce jeudi. Comme ce fut le cas contre Mouscron et à Charleroi.

Comment avez-vous trouvé Anderlecht en votre absence? A propos: pouvez-vous revenir sur les circonstances de votre blessure?

Je me suis fait mal il y a deux semaines, précisément contre Stabaek. La partie arrivait à son terme. J'ai reçu un coup direct à hauteur de la cuisse. Sur le moment même, je ne me suis pas trop inquiété. Mais le surlendemain, soit le samedi précédant la venue de Mouscron au Parc Astrid, j'ai demandé à Hugo Broos de pouvoir quitter l'entraînement avant mes partenaires. La douleur était devenue insupportable. Mais depuis, tout est rentré dans l'ordre. Je suis guéri et donc prêt à reprendre ma place sur le terrain.

Le Sporting a, néanmoins, eu le mérite de bien se débrouiller sans vous.

J'en conviens, effectivement. Avant de nous déplacer en Norvège, nous avions besoin de retrouver une certaine forme de sérénité qui avait disparu de nos rangs suite au nul concédé à domicile contre La Gantoise. Cette confiance est revenue. Les larges succès que nous avons remportés au détriment de Mouscron et de Charleroi y ont contribué.

Lors de ces deux matches, le Sporting a pourtant encaissé quatre goals: n'est-ce pas beaucoup et, a fortiori, n'est-ce pas inquiétant pour ce soir?

Je signerais des deux mains pour répéter, face à Stabaek, les scores de Mouscron et de Charleroi.

Certes, mais n'est-ce pas seulement une vue de l'esprit?

Je ne le pense pas. Je ne dis pas non plus que nous n'estimons pas cette formation norvégienne à sa juste valeur. J'affirme seulement qu'un club qui, il y a deux ans à peine, était l'une des révélations de la Ligue des Champions n'a pas le droit de sombrer dans le ridicule. Or, c'est ce qui se passera si, jamais, nous échouons contre Stabaek. Et cette idée m'est littéralement insupportable. Comme elle l'est, du reste, à tous mes équipiers...

© Les Sports 2002

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