Football Guardiola déplore la blessure de Kompany mais refuse de polémiquer sur ce pépin ramené de la sélection.

Son 16e retour de blessure attendra encore un petit peu. Vincent Kompany n’a pas accompagné le reste de l’équipe de Manchester City qui entre en lice ce mercredi à Rotterdam contre Feyenoord en Ligue des Champions.

Le Diable souffre toujours du mollet, un muscle qui lui a déjà valu de très longues périodes d’absence. Jambes droite et gauche confondues, le Bruxellois a déjà été blessé une douzaine de fois sur cette chaîne musculaire. Lors du dernier rassemblement des Diables, Roberto Martinez ne semblait pas forcément inquiet.

"Ce n’est pas trop grave", avait assuré le sélectionneur avant d’entériner le forfait de son capitaine pour le déplacement en Grèce. Mais les jours, comme trop souvent avec Kompany, se transforment vite en semaines vu son épais passif médical. Résultat : le Diable ne s’est plus entraîné normalement depuis deux semaines…

Qu’il soit rentré blessé en club alors qu’il était parti en pleine santé fait forcément grincer des dents. Mais Pep Guardiola refuse de s’aventurer sur le terrain de cette polémique.

"Je ne suis pas du genre à appeler les sélectionneurs pour leur dire ce qu’ils ont à faire. C’est leur boulot, leurs affaires. Ils devaient se qualifier pour la Russie. Je ne dis jamais à mes joueurs de ne pas jouer. C’est une situation malheureuse", a déploré le Catalan avant de rappeler : "Roberto Martinez ne voulait pas que Kompany se blesse, City non plus. Vincent était en forme, c’était un match facile, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer."

Pas plus qu’il n’est possible de prédire avec certitude le retour du défenseur, désormais espéré ce samedi pour le déplacement sur le terrain de Watford vu la teneur du discours du manager de City qui, une fois de plus confronté à la fragilité physique de son défenseur, l’a rappelé : "Son futur ? Il a un contrat (jusqu’en 2019); cela dépend de lui. Vincent a été blessé durant deux ans avant que j’arrive. Après, nous avons découvert ce qu’il avait et il est bien revenu." Et il va devoir revenir encore pour éteindre les doutes qui l’escortent.