Football Dans les dernières heures de ce mercato hivernal, Sofiane Hanni s'est engagé en faveur du Spartak Moscou.

En marge de l'émission de Vivacité Complètement Foot, l'Algérien est revenu sur sa décision de quitter le RSCA et évoque notamment son dernier match qui s'est soldé par un triplé face au Standard. "C’était quasiment fait, même avant de jouer à Sclessin, donc c’était le match d’adieu. Le match, je l’ai vécu complètement en tant qu’Anderlechtois. J’ai mis tous mes soucis de côté. En plus j’avais discuté avec Herman et le président, qui m’ont dit de jouer ce match à fond, que j’avais toujours été professionnel, que je devais le rester jusqu’au bout, et partir par la grande porte. Je leur avais donné ma parole par rapport à cela, il fallait que la respecte. A la fin j’étais forcement déçu du résultat, de ne pas avoir gagné, mais c’est vrai que j’étais super content de partir sur un triplé."

Autre élément déterminant dans la décision du milieu de terrain offensif: sa relation avec certains supporters mauves. "Ce n’est pas évident quand tu es capitaine et que tu te fais siffler par ton propre public. [...] Certains supporters n’ont pas été sympas avec moi, mais voilà, c’est comme ça, c’est le football. C’est surtout décevant par rapport à ma famille qui n’osait même plus venir. C’est embêtant. [...] J’aurais aimé qu’une certaine partie du public d’Anderlecht soit autrement, tout simplement." Des sifflets qui auront été une sorte de déclic pour Sofiane Hanni puisque sans eux, il n'aurait peut-être pas quitté le RSCA. ""Honnêtement, je ne sais pas. J’ai eu un déclic quand même au dernier match en 2017 contre Gand. Pendant les annonces du speaker, dès qu’il annonce les noms des joueurs et qu’il arrive au mien, là j’ai commencé à être sifflé. Ça veut dire que sans faire d’erreur, sans louper une passe ou un contrôle, tu es déjà sifflé avant d’entrer sur le terrain. Là, je me suis dit que cela allait être très très compliqué."

Alors que les dirigeants du club lui avaient fait comprendre leur désir qu'il reste dans l'effectif, l'Algérien aura finalement répondu favorablement aux sirènes russes. "Moi j’ai dû aller en parler avec la direction, avec Herman Van Holsbeeck et avec le président, et ils m’ont dit clairement, Sofiane, nous on veut que tu restes. On te considère comme notre meilleur élément, on veut que tu restes. Si tu pars je pense qu’on peut oublier le titre. C’est moi qui ai dû les pousser, leur faire part de mes sentiments, de mon ressenti, et leur dire que je voulais partir."

Sofiane Hanni aurait également pu prendre la direction de l'alléchante Premier League. "Dans les dernières heures, j’ai reçu deux intérêts. Un de Swansea, et un intérêt de Burnley. Swansea, je n’étais pas intéressé pour jouer le maintien, et Burnley j’ai laissé la porte ouverte, mais j’avais beaucoup avancé du côté du Spartak. J’avais donné ma parole, et je pense qu’au dernier moment, Burnley s'est dit que c’était trop tard."