Ils ont aussi du caractère!

Christophe Berti Publié le - Mis à jour le

Football

Seize points d'avan- ce sur le Standard, une onzième victoire d'affilée en déplacement et une moyenne qui dépasse désormais les 92% des points depuis le début du championnat. Hugo Broos, ce lundi, est décidément un homme heureux.

Car son équipe, samedi en début de soirée, a montré que la décontraction du champion, ce n'est pas encore pour tout de suite. Menés 2-0 à vingt-cinq minutes de la fin par une belle équipe de Beveren, les Bruxellois ont mis le pied à fond sur l'accélérateur et ont redressé la situation en inscrivant trois buts sans coup férir.

Très sincèrement, cette rencontre présentée comme le match piège par excellence, les Anderlechtois ont mérité cent fois de la remporter.

Car comme l'estime Hugo Broos, le 2-0 pour les Ivoiriens du Freethiel ne reflétait pas du tout la physionomie de la rencontre après une heure de jeu. Mais les Anderlechtois ont eu si souvent la chance avec eux cette saison qu'ils seraient amnésiques s'ils jouaient les Calimero. Une occasion en première période, un but, une demi-occasion après la pause, un deuxième but: Beveren a tout simplement fait preuve du cynisme si cher au Sporting depuis plusieurs mois.

Cependant, au-delà des trois buts inscrits en seize minutes par Aruna, Iachtchouk et Baseggio, Anderlecht a accumulé les occasions en une mi-temps pour légitimer son succès. «On a bien joué, réussissant à faire douter les leaders, note Helleputte, nous sommes la seule formation avec le Standard à avoir mené contre Anderlecht avec deux buts d'écart. Malheureusement, nous, nous n'avons pas résisté... Mais je dois être honnête: en seconde période, les Bruxellois ont haussé le rythme et ont sorti la prestation qu'il fallait. Ils ont mérité leur succès, ils étaient plus forts. Moi, je suis fier de mes joueurs, qui ont beaucoup appris en une rencontre.»

C'est en tout cas de bon augure pour la demi-finale de la Coupe de Belgique qui opposera à nouveau les deux formations, en deux matchs. On ne peut espérer qu'une seule chose: que le spectacle soit du même acabit.

Walter Baseggio, premier et deuxième au classement du Soulier d'Or, ont mis le grand braquet, samedi, en fin

de match. Un but et un assist

pour chacun, histoire de renverser

la vapeur. (PHOTO NEWS)

© Les Sports 2004

Christophe Berti

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