Football

Isaac Kiese Thelin (24 ans) a réussi sa première journée anderlechtoise. A l’entraînement, le nouvel attaquant du Sporting a montré quelques belles choses, surtout durant le petit match organisé sur un tiers de terrain. Ensuite, devant les journalistes, il a accepté de parler de tous les sujets, même les plus délicats, avec le sourire malgré son évidente timidité.

C’est bien "Kjessé Teline" qu’on doit dire ?

"Oui, c’est bien ça (sourire) . Kiese, c’est le nom de mon papa congolais, Thelin, celui de maman suédoise."

Vous vous sentez plus Suédois ou Congolais ?

J’ai plus la mentalité d’un Suédois. Je travaille beaucoup et je suis toujours à l’heure. Mon père, lui, est toujours en retard (rires) . Mais je n’oublie pas mes racines africaines. J’ai d’ailleurs un oncle qui vit en Belgique.

Pourquoi avez-vous opté pour la Belgique alors qu’un club anglais vous voulait aussi ?

Parce que je préfère jouer le haut du tableau en Belgique que le bas en Angleterre. Anderlecht, c’est le plus grand club du pays et c’est super pour moi.

Le premier contact entre Anderlecht et Bordeaux date seulement de mardi. Vendredi, vous êtes déjà en stage avec le Sporting…

Oui, tout s’est fait rapidement. Je savais qu’il y avait de l’intérêt pour moi, mais j’ai très vite été charmé par Anderlecht.

Pourquoi ?

J’ai reçu un coup de fil de l’entraîneur. Il m’a expliqué qu’il croyait en moi. Il m’a dit ce qu’il attendait de ses joueurs. Après ce coup de fil, je voulais venir.

Il attend quoi de ses joueurs, René Weiler ?

Il m’a dit que tout le monde devait beaucoup travailler et courir. Cela me convient très bien.

La concurrence avec Teodorczyk ne vous fait pas peur ?

Je sais qu’il a déjà marqué beaucoup de buts et que c’est un super attaquant, mais le coach semble être content de m’avoir.

A Bordeaux, on dit que vous êtes le style d’attaquant qui fait mieux jouer les autres.

J’essaie de créer beaucoup d’espace pour les autres. J’aime embêter une défense en me déplaçant intelligemment.

Par contre, vos statistiques sont assez maigres pour un attaquant (3 buts en deux ans et demi à Bordeaux).

C’est vrai. C’est quelque chose que je dois améliorer car les statistiques ont pris beaucoup d’importance dans le football d’aujourd’hui. Je sais aussi que quand un but vient, les autres suivent plus facilement.

Cela n’a jamais pu être le cas à Bordeaux. A cause de la pression des quatre millions dépensés pour vous ?

Non, je vis très bien avec la pression. Mes six premiers mois ont été bons à Bordeaux. Je me suis ensuite blessé, mais j’ai mordu sur ma chique car je voulais continuer à jouer. Pour mon nouveau club mais aussi pour disputer l’Euro U21 (Ndlr : finalement remporté par la Suède) . J’ai forcé et ce n’était pas très malin. J’ai retenu la leçon.

Maintenant, vous êtes en équipe nationale A. Ça se passe comment avec Ibrahimovic ?

On papote toujours beaucoup quand on se revoit en équipe nationale. Il me donne beaucoup de conseils.