Football

Le 26 février prochain sera une date marquante dans l’histoire de la Fifa. Elle entrera dans une nouvelle ère, avec un nouveau président.

Parmi les cinq candidatures validées cette semaine par la commission électorale de la Fifa figure celle de Jérôme Champagne. Ancien diplomate, notamment actif dans le comité d’organisation du Mondial 1998, il a occupé entre 1999 et 2010 plusieurs hauts postes à la Fifa : conseiller international du président Blatter, secrétaire général adjoint, délégué de Blatter puis directeur des relations internationales.

A 57 ans, il veut croire en ses chances, pour redonner au football et à la Fifa le crédit qu’ils méritent. Il nous a accordé un long entretien.

M. Champagne, pourquoi vous représentez-vous à la présidence de la Fifa ?

La situation des derniers mois a été très particulière. Dès lors, on voit des gens qui débarquent faire campagne juste avec des slogans. Mais après toutes ces révélations et ces suspensions, la crise à la Fifa mérite plus que de simples slogans : elle nécessite un vrai programme. Il y a trop de petits arrangements du genre : tu prends ça, je te donne ça… Beaucoup de décisions sont prises dans les salons des palaces internationaux. Cela doit cesser. Il faut protéger le football de ces pratiques-là.

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