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Son nom est associé à la plus glorieuse... et à la plus pitoyable des pages de l'histoire contemporaine du football autrichien. Comme joueur, Josef Hickersberger participe à la victoire mythique de son pays contre l'Allemagne (3-2) à Cordoba lors du Mondial 1978 en Argentine. Comme sélectionneur, il démissionne fin 1990 après une improbable défaite (1-0) contre les Iles Féroé en phase qualificative pour l'Euro 1992. Rappelé en janvier 2006 après l'échec de Hans Krankl à qualifier l'Autriche pour le Mondial allemand, il prend les rênes d'une formation qui n'a plus disputé de grande compétition depuis son élimination au tour préliminaire de Coupe du Monde 1998 en France.

Malgré la grosse désillusion des Iles Féroé, le retour en grâce de Josef Hickersberger s'explique surtout par le crédit retrouvé en menant l'Austria de Vienne au titre national. Revenu à la tête de la sélection, son choix de rajeunir radicalement l'effectif s'est payé au prix fort : en 28 mois, son équipe rétrograde du 70e au 101e rang mondial au classement Fifa et reste sur une faible série de quatre victoires, sept nuls et onze défaites. "C'est certainement le plus mauvais bilan que la Fédération autrichienne ait connu au cours de sa longue histoire", a récemment reconnu cet adepte de l'humour pince-sans-rire. Mais "Hickes", 60 ans, assure que le renouvellement était nécessaire pour approcher ce qu'il considère lui-même comme un Graal : une place en quarts-de-finale à l'issue des matches du groupe B. Sur la sellette à plusieurs reprises mais soutenu par son groupe, il a à chaque fois dû son salut à une victoire providentielle : contre la Suisse (2-1) en octobre 2006 et contre la Côte d'Ivoire (3-2) un an plus tard.