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Milan Jovanovic n’oubliera sans doute jamais ce Noël 2011. L’attaquant serbe l’a passé en Belgique alors que sa femme venait d’accoucher de son troisième fils en Serbie. Il ne pourra le voir que mercredi, au lendemain du dernier match de l’année à Mons.

Le troisième fils de Jova est né jeudi. "J’ai appris la bonne nouvelle par SMS", sourit-il. "J’ai directement vérifié les vols pour aller voir mon bébé mais c’était quasiment impossible de faire un aller-retour vers Belgrade. En pleine période de Noël, tous les vols directs étaient complets. J’aurais dû faire plusieurs escales pour atteindre ma destination. Avec la rencontre mardi à Mons, c’était vraiment difficile à mettre en place."

L’ancien joueur de Liverpool n’a donc pu avoir des nouvelles que par téléphone. "Heureusement, tout va bien. La maman et le petit se portent à merveille. Mon troisième fils pèse 3,250 kilos et mesure 51 cm. Natasa, ma femme, a été bien assistée par la famille et des amis à Belgrade."

C’est d’ailleurs pour cette raison que Natasa a souhaité accoucher en Serbie. "Les hôpitaux en Belgique sont évidemment très bons mais j’ai un métier qui demande du temps et cela aurait été compliqué pour moi de gérer l’accouchement, avec mes deux autres fils. A Belgrade, Natasa peut recevoir toute l’aide qu’elle désire."

Même s’il est presque habitué aux joies de la paternité, Milan Jovanovic a quand même le cœur gros. Ses proches sont loin de lui en plein durant la fête familiale par excellence. Il n’a même pas encore pu voir son fils en photo. "Un ami a pris un cliché avec son téléphone et me l’a envoyé par MMS mais je n’ai apparemment pas le programme pour lire la photo. Je devrai donc patienter jusqu’à mercr edi pour découvrir sa petite bouille."

Le dernier né de la famille Jovanovic devra, lui, patienter avant d’avoir son prénom. Les parents n’ont pas encore choisi. "Pour l’instant, ce n’est pas trop grave qu’il soit sans prénom", sourit l’Anderlechtois. "C’est une décision difficile et on veut prendre notre temps pour faire le bon choix (rires)." Lazar (5 ans) et Dusan (3) devront donc encore un peu attendre avant de connaître le prénom de leur petit frère.

Un petit qui n’aura pas la nationalité belge. "Vous savez, notre famille se sent serbe, même si on vit en Belgique depuis plusieurs années. Je peux vous dire en tout cas qu’on aime vraiment votre pays. C’est très chouette d’habituer ici. C’est aussi en Belgique que j’ai découvert plusieurs choses, à commencer par le foie gras. Je n’en avais jamais mangé avant. Pareil avec les pralines. C’est délicieux. C’est aussi en Belgique que j’ai appris à boire un bon verre de vin en mangeant."

Pas sûr que ces petits plaisirs ne fassent toutefois le poids à côté du bonheur de la paternité