Football Au début des années 2000, lorsque les actionnaires principaux du club anglais de l'époque cherchent à revendre leurs parts, le colonel était tellement intéressé et pressé qu'il a manqué d'acquérir près d'un tiers de l'actionnariat de Man U.

Mehmet Dalman se livre dans les colonnes du Sunday Times et raconte ce qui aurait pu constituer l'un des deals les plus improbables de l'histoire du football. L'actuel président anglo-turc de Cardiff City (Championship) révèle que "les gens ne réalisent pas que le club a été tout près de passer sous contrôle libyen".

Ce banquier d'affaires était au début du siècle responsable des investissements de la Commerzbank, qu'il avait fait entrer dans le capital des Red Devils à hauteur de 2,1 %. C'est alors que John Magnier et John Patrick "JP" McManus le chargent de trouver un repreneur pour les 28,89 % de l'actionnariat qu'ils possèdent.

Entre alors en jeu un acteur inattendu, Mouammar Kadhafi, qui "a failli racheter le club. Il s'en est fallu de quelques heures" explique l'homme d'affaire aujourd'hui âgé de soixante ans. L'intérêt du Guide de la Révolution est tel qu'un jet est affrété pour M. Dalman à destination de Tripoli, la capitale de la Libye sur laquelle le colonel règne sans partage depuis plus de trente ans.

Ce dernier est informé par le banquier qu'il est sur le point d'acheter "l'Eglise d'Angleterre" car le club "est une religion". Finalement, la transaction n'aboutira pas. "Nous ne nous sommes simplement pas entendus sur le prix, mais il était moins une" se remémore M. Dalman.

Ce sera finalement le richissime Américain Malcolm Glazer qui rachètera le club mancunien en 2005 pour un montant total de 790 millions de livres. Depuis lors, United est devenu le club le plus riche au monde, mais également l'un des plus endettés.

Mouammar Kadhafi est, pour sa part, décédé à Syrte en octobre 2011 à 69 ans des suites de la révolution qui libyenne.