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Pour la première fois de sa carrière, Vincent Kompany doit faire face aux critiques. Comme ses prestations avec Hambourg, critiquées par la presse allemande, son match en Serbie a été jugé insatisfaisant. "Je sais depuis longtemps qu'en football, un jour vous êtes le meilleur et le lendemain le plus mauvais", commente l'ancien Anderlechtois. "Je ne cherche pas d'excuses car les résultats ne plaident pas en ma faveur. Les journalistes ont le droit de donner leur avis. Je préfère ne pas réagir car je n'en ressortirais pas plus fort. Je ne mélange pas Hambourg et l'équipe nationale. J'essaie de faire rejaillir le positif de l'un sur l'autre, contrairement au négatif que je laisse de côté."

Avant Belgrade, Vincent Kompany disait avoir progressé depuis qu'il a quitté Anderlecht. "Je me sentais physiquement plus fort. Cela ne veut pas dire que mon jeu est meilleur. Je dois revenir à mon niveau et y rester. Cela va de pair avec les prestations collectives. Si les résultats suivent, chaque joueur se bonifie."

Aux dires de toute la délégation belge, les Diables méritaient mieux en Serbie. Mais les chiffres sont là : les protégés de René Vandereycken se sont inclinés... "Nous avons démontré que nous savions faire le jeu et créer le danger", estime le défenseur de 20 ans. "Pour la première fois depuis longtemps, nous avons montré en déplacement que nous étions supérieurs à notre adversaire. Cela fait une différence par rapport à nos matches en Bosnie et en Serbie lors de la campagne de qualification pour le Mondial. Mais le résultat, lui, est négatif."

Principalement à cause du manque de réalisme des attaquants belges. "C'est trop facile de raisonner sur base de statistiques... Et je ne partage pas l'avis de ceux qui jettent la pierre aux attaquants. Je préfère ne pas créer de clivage entre défenseurs et attaquants. On gagne et on perd ensemble. Marquer, c'est une responsabilité collective. Je peux vous assurer que toute l'équipe garde sa confiance dans les attaquants." Vincent Kompany, que certains voyaient bien changer de secteur de jeu contre l'Azerbaïdjan, est toutefois incertain depuis hier : en effet, en fin d'après-midi, le défenseur de Hambourg ne s'est entraîné que cinq minutes au stade Constant Vanden Stock avant de renoncer en raison d'une douleur à l'aine. René Vandereycken a admis que sa participation était, dès lors, remise en cause.

© La Libre Belgique 2006