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L'affaire opposant M.Tibor Balog, joueur professionnel de nationalité hongroise, à la Fifa depuis 1998 a finalement été réglée à l'amiable mercredi. Cette affaire, datant de près de trois ans, était considérée par de nombreux spécialistes comme une «affaire Bosman bis». En fin de contrat en 1997 avec le RSC Charleroi, Tibor Balog n'avait pu quitter le club, celui-ci exigeant une indemnité de transfert élevée. N'étant pas ressortissant de l'Union Européenne, le joueur ne pouvait pas bénéficier de l'arrêt Bosman. S'estimant lésé, il avait alors porté plainte devant le tribunal de Charleroi, qui décida par la suite de renvoyer l'affaire devant la Cour européenne de Justice de Luxembourg. En optant pour une solution à l'amiable de ce conflit, la Fifa témoigne une nouvelle fois de son engagement à prendre en compte les intérêts de toutes les parties (clubs et joueurs) dans le domaine des transferts. Cette position s'inscrit dans la lignée de la philosophie prônée par la Fifa lors des discussions ayant permis d'aboutir à la signature d'un accord historique avec l'Union européenne sur la question des transferts, le 5 mars dernier à Bruxelles. En préambule, cet accord précise que tous les joueurs en fin de contrat sont libres sur le marché mondial, pour autant que les obligations figurant dans l'article 2 (indemnités de formation) soient remplies. C'est dans le contexte de cette confirmation de la liberté de principe des joueurs en fin de contrat dans le monde entier pour les transferts internationaux (et donc pas uniquement européens) que M.Balog et la Fifa ont pu dégager une solution amiable. Constatant cette transaction, le président du tribunal de Charleroi vient d'adresser à la Cour de justice une ordonnance l'informant que, l'affaire Balog étant résolue, la procédure préjudicielle auprès de la Cour de Justice européenne à Luxembourg est devenue sans objet.

© La Libre Belgique 2001