Football

Pierre François, l'actuel directeur du Standard, est revenu en long et en large sur les incidents qui sont survenus dimanche après la rencontre mais aussi sur l'incident de match qui fut l'élément déclencheur de tout ce remue-ménage. «Je ne parlerai pas de corruption mais j'ai le sentiment que certains arbitres ont plus de pression que d'autres. Après analyse, l'arbitre de notre match a manqué de psychologie et de la juste autorité pour pouvoir arbitrer en D 1. Il nous est arrivé d'avertir ou de sanctionner divers agissements contraires à la loi du football. J'aurai la faiblesse de ne rien faire cette fois vis-à-vis des 170 sièges qui ont été cassés par nos supporters. Nous avons d'ailleurs déjà trouvé un accord avec la direction gantoise sur base de 1500 euros. Je tiens d'ailleurs à lui renouveler mes excuses pour ce qui s'est produit. Tous ces incidents auraient pu être évités avec un minimum de compétence. Certes, nous assumons les agissements de nos invités. Un policier gantois a dressé un procès verbal à l'encontre de Luciano D'Onofrio. Il ne pouvait pas monter sur le terrain mais il n'a pas porté le moindre coup à qui que ce soit. Nous nous sommes excusés auprès du steward pour être passé outre ses injonctions. Si Bruges démontre sur le terrain qu'il mérite sa 2e place, nous l'admettrons. Sinon, tout ça nous paraîtra bien amer.»

«Rester calme»

Le Standard a, en outre, formellement démenti les éventuelles menaces de mort qui auraient, selon certains journalistes, été proférées à l'encontre de l'arbitre.

De son côté, Harold Meyssen, l'ancien joueur du Standard qui évolue actuellement sous les couleurs du Cercle de Bruges, déclare avoir ressenti, lors de son passage à Sclessin, que des points se perdaient au long de la saison.

«J'avais déjà dénoncé pareils faits dès ma première année au Standard. Je n'avais alors pas hésité à affirmer que sur une saison, toutes ces erreurs nous coûtaient au moins dix ou douze points. J'ai donc compris le sentiment d'injustice qu'ont pu ressentir les Standardmen lors de leur match à Gand. J'ai vu les images et il y a au moins un coup de réparation indiscutable sur Emile. Certains affirment que toutes ces décisions s'équilibrent sur une saison. Je peux vous garantir que ce ne fut jamais le cas à Sclessin. Malheureusement, il n'y a rien à faire contre cela. Il faut essayer de rester calme et de jouer sans réagir. Mais parfois, cela paraît bien difficile dans de telles circonstances.»

© Les Sports 2004