L'Espagne bat l'Italie et réalise un triplé historique !

Aurélie Herman Publié le - Mis à jour le

Football

Espagne – Italie, pour le côté latin. Buffon – Casillas, pour le duel des gardiens. Iniesta – Pirlo, pour le combat des chefs. A bien des égards, cette finale de l'Euro 2012 sentait la poudre. Jamais les deux derniers champions du monde ne s'étaient rencontrés en finale d'une grande compétition. Une première donc entre des Espagnols attendus, mais quelque peu décevants depuis le début du tournoi, et des Italiens séduisants, vainqueurs des ogres allemands en demi-finales. Un Euro de l'Est qui sublime le Sud, on en salivait déjà.

En ce début de rencontre, c'est l'Espagne qui domine les débats. Sergio Ramos puis Iniesta se montrent dangereux mais sans conséquence. Au quart d'heure de jeu, la Squadra craque. Sur un centre venu de la droite de Cesc Fabregas, David Silva surgit dans la surface et crucifie Gigi Buffon d'une tête rageuse. L'Italie trahie par sa défense, un comble !

Décidément poissards, les hommes de Prandelli doivent se passer de Chiellini, sorti sur blessure et remplacé par Balzaretti. Piquée au vif, la Nazionale se réveille et se montre de plus en plus pressante. A la 27e minute, Andrea Barzagli centre pour l'inévitable Balotelli mais Casillas se détend parfaitement pour empêcher Super Mario de mettre sa tête. Qu'à cela ne tienne, Cassano a lui aussi des arguments à revendre. Deux minutes plus tard, il frappe entre les jambes d'Alba, mais pas entre celles de Casillas. A la 33e, « Fantantonio » retente sa chance mais ne trouve que les points de « San Iker ».

Groggy mais pas KO, la Roja. A la 41e, un contre ravageur permet à Jordi Alba de doubler la mise. Sur une passe chirurgicale de Xavi, le néo back gauche du FC Barcelone trompe un Buffon laissé bien seul par ses défenseurs. Malgré une possession de balle et un nombre de passes en faveur des Italiens (nouveau comble !), ce sont bien les Ibères qui rentrent au vestiaire au terme d'une première mi-temps pleine.

Italie – guigne : 0-2

Le début de la seconde mi-temps démarre sur les chapeaux de roue. Di Natale, qui a remplacé Cassano à la pause, loupe par deux fois l'occasion de relancer son équipe. Les Espagnols calment direct les ardeurs italiennes via un slalom dans le rectangle de Fabregas à la 48e.

Après avoir éliminé deux défenseurs, le joueur du Barça est stoppé par la main ferme de Buffon. A l'heure de jeu, re-poisse. Thiago Motta, entré quelques minutes auparavant, se claque. Problème, Prandelli a déjà effectué ses 3 changements. L'Italie sera donc à 10 contre 11 pendant une demi-heure, menée 2-0 contre une Espagne qui livre son match le plus abouti de cet Euro. Mission impossible. D'autant plus qu'à la 84e minute, Fernando Torres enfonce le clou avant que Juan Mata ne clôture le festival de la Roja à la 88e. Au coup de sifflet final, c'est donc l'Espagne qui reconduit son titre de championne d'Europe et réalise un triplé historique. Euro 2008, Coupe du monde 2010, et désormais Euro 2012, jamais une équipe n'était parvenue à dominer le football d'une façon si insolente, si indiscutable.

Pour l'Italie, l'issue de la compétition est cruelle. Cesare Prandelli avait su insuffler un vent nouveau à son noyau. Offensifs, efficaces, les Italiens avaient surpris tout le monde et définitivement mis au placard le mythe poussiéreux du catenaccio.

Mais en finale, la Squadra avait deux adversaires coriaces face à elle: l'Espagne et le mauvais sort. C'était définitivement trop pour Balotelli et Andrea Pirlo, dont le talent et l'audace avaient éclaboussé le tournoi jusqu'ici. Et un, et deux, et trois España, c'est encore à Madrid que se situera le centre de la planète foot pour 2 ans au moins.

Vivement 2014 !

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