Football Retour sur terre pour le Sporting d’Hein Vanhaezebrouck après cette défaite contre Genk et un probable passage à l’Union belge…

Tout n’est pas encore rose au Sporting d’Hein Vanhaezebrouck. Dimanche soir, le ciel d’Anderlecht était plutôt rouge au-dessus du Parc Astrid après un deuxième revers en quatre jours. Un rouge oscillant entre la gêne de la défaite et la honte de quelques gestes qui n’avaient pas leur place sur un terrain de football.

Rouge parce que les Bruxellois n’ont à nouveau pas réussi à marquer. Ils ont même eu plus d’occasions contre le PSG mercredi que contre Genk dimanche. Onyekuru (double poteau via un défenseur) et Harbaoui (raté à deux mètres du but) ont eu les seules possibilités. Hein Vanhaezebrouck ne voulait pas jeter la pierre uniquement à ses attaquants. "On n’a pas donné deux bons centres sur tout le match alors qu’on a eu énormément d’occasions d’en donner. Dès lors, ça ne servait à rien d’ajouter de la taille en seconde période via nos changements…"

Rouge parce que le jeu n’était pas excitant, loin des quelques moments de haute volée contre Malines et le PSG. Les Anderlechtois paraissaient empruntés après avoir beaucoup donné face aux stars parisiennes. Une fausse impression, selon l’entraîneur. "On a beaucoup récupéré de ballons au milieu, c’est la preuve qu’on était bien physiquement. C’était un match équilibré et on sentait qu’un but suffirait. Si on avait marqué avec Onyekuru dès la reprise, ça aurait sans doute suffi pour gagner."

Rouge aussi parce que l’écart avec le quasi invincible Club Bruges est maintenant de 12 points. Après seulement 11 journées de championnat. "C’est beaucoup", reconnaissait Vanhaezebrouck. "Si les playoffs n’existaient pas, le titre serait même presque déjà joué. Ici, on peut dire que Bruges est bien parti mais que l’écart peut encore être comblé. Nous, on doit regarder dans notre assiette, digérer au plus vite cette défaite et battre absolument Zulte Waregem mercredi."

Rouge enfin parce que Teodorczyk et Hanni ont échappé avec beaucoup de chance à l’exclusion en première période. Il y a d’abord eu ce tacle du capitaine qui s’est arrêté sur la cheville de Colley. "C’était dangereux et il aurait pu me blesser si mon pied était resté au sol. Heureusement, je m’en sors bien." Puis il y a eu cette réaction de l’attaquant polonais qui a poussé puis donné un coup de pied à Aidoo. "J’ai bien senti le coup de Teodorczyk mais ce n’est pas à moi de dire si ça méritait la rouge."

Ce sera maintenant le boulot de la commission de review ce lundi. Le risque est grand que le Sporting perde Teodorczyk et Hanni pour les prochains matchs.

Du côté anderlechtois, on voyait rouge aussi sur la phase du but genkois. Appiah aurait été poussé par Aidoo sur le coup de coin, selon plusieurs joueurs. Même avec le meilleur ralenti disponible, le contact restait très léger. "Ce n’est clairement pas suffisant pour une faute", souriait le défenseur-buteur des Limbourgeois.

Bref, l’état de grâce n’a pas duré longtemps pour Vanhaezebrouck mais ce n’est pas une surprise : il n’est pas un magicien et il lui faudra encore du temps pour inculquer ses principes que certains joueurs ont encore clairement du mal à assimiler.