Football

L’élaboration d’un avant-projet imposant aux clubs d’avoir dans leur effectif un nombre minimal de joueurs formés dans le pays où ils évoluent est le principal sujet à l’ordre du jour du comité exécutif de l’Union européenne de football (UEFA), mercredi et jeudi à Nyon.

En juillet dernier, la conférence des présidents et secrétaires généraux des 52 fédérations membres de l’UEFA avait adopté une proposition du Norvégien Per Ravn Omdal, un des quatre vice-présidents de l’UEFA, visant à imposer la présence dans l’effectif des clubs, limité à 25 professionnels, de huit joueurs issus d’un centre de formation du pays où ils évoluent.

L’UEFA, qui entend soutenir «le rôle vital joué par les équipes nationales », cherche depuis plusieurs mois un moyen de limiter le nombre de joueurs étrangers dans les clubs européens tout en respectant la libre circulation des travailleurs dans l’espace communautaire, comme l’impose l’Union européenne (UE).

Les discussions doivent permettre de préciser en vertu de quels critères (nombre d’années de formation, âge d’entrée dans le centre...) un joueur sera considéré comme formé dans le pays où il évolue, précise-t-on à l’UEFA.

Elles devraient aboutir à la rédaction d’un avant-projet qui sera affiné lors du prochain Comité exécutif en février, avant d’être soumis au Congrès de l’UEFA en avril.

Ce comité exécutif marque par ailleurs la première étape de la procédure d’attribution de l’organisation de l’Euro-2012. Les fédérations intéressées doivent déclarer d’ici jeudi qu’elles acceptent le règlement, avant de formaliser leur candidature avant le 31 janvier prochain.

Le pays vainqueur ne sera connu qu’en décembre 2006, ce qui explique que la Fédération française (FFF) ait émis l’intention de se porter candidate, au cas où Paris n’obtiendrait pas l’organisation des jeux Olympiques de 2012 en juillet prochain.

Plusieurs autres pays (Italie, Croatie-Hongrie, Grèce, Ukraine-Pologne) ont déjà indiqué qu’ils souhaitaient se porter candidats.