Football

La défaite contre la République tchèque n'a pas influencé l'opinion de François De Keersmaecker vis-à-vis du sélectionneur fédéral. Le président de l'Union Belge, qui avait déclaré avant la rencontre que le coach des Diables Rouges serait toujours en place après le Portugal, continue de croire en René Vandereycken...

"Après le match, j'ai été en contact avec les membres du Comité exécutif et nous étions tous du même avis : nous sommes à 100 pc derrière le sélectionneur fédéral", confirme François De Keersmaecker. "Je n'ai entendu personne réclamer sa tête, ni formuler un seul grief à l'égard de René Vandereycken."

En progrès au niveau du jeu

Et pour cause : d'après le président, il y a du positif à retenir de la défaite de mercredi.

"Nous n'avons pas joué contre n'importe quelle équipe : la Tchéquie est dixième au ranking de la Fifa. Durant la première demi-heure, nous avons bien combiné et nous nous sommes créés plusieurs occasions. Sans marquer. La deuxième mi-temps a été nettement moins bonne."

Fellaini, la révélation

Avec au bout du compte une défaite et une prestation de piètre qualité. "Le résultat est décevant, un partage aurait été plus agréable, mais au niveau du jeu l'équipe est en progrès. Quand on compare avec le match contre la Pologne... Nous avons une base sur laquelle on va pouvoir bâtir."

A entendre les copieux coups de sifflet à l'issue du match, les spectateurs présents mercredi soir au stade Roi Baudouin ont fait, comme beaucoup d'observateurs, une autre analyse de ce match amical...

"Nous n'allons tout de même pas nous laisser influencer par le public", rétorque François De Keersmaecker. "Nous allons analyser ce match mais le public ne va pas décider si nous devons ou non continuer avec René Vandereycken. Après la Pologne, j'ai discuté avec l'entraîneur. Il m'a totalement convaincu de ses méthodes de travail. Il analyse tout dans les moindres détails et sait justifier chacune de ses décisions."

Pourtant, hors de question pour René Vandereycken d'expliquer, par exemple, pourquoi il oublie systématiquement les joueurs de Genk. "On peut toujours discuter de tout... Mais je lui fais confiance, il doit avoir ses raisons sportives."

Et puis François De Keersmaecker rappelle la vieille rengaine : "Le coach n'a pas non plus un tas de possibilités. Il a rappelé des jeunes qui ont donné entière satisfaction. Fellaini a été l'une des révélations de la soirée. C'est tout de même une bonne chose. Personne ne s'en rend compte ?"

Bref, malgré cette défaite et une prestation de piètre qualité, le président reste confiant avant de défier le Portugal lors d'une double confrontation (l'aller le 24 mars et le retour le 2 juin) décisive pour l'avenir "européen" de la Belgique.

"Je sais que le Portugal a, de son côté, battu le Brésil. C'est, depuis le début, l'un des favoris de notre groupe... Mais nous ne sommes jamais battus d'avance. En football, rien n'est impossible."