Football

Le Club Bruges poursuit sa révolution. Dans son souci, clamé haut et clair, de verser résolument dans un professionnalisme sans concession, il change radicalement de visage, à la grande inquiétude d’une large frange de ses supporters, qui craignent de ne plus se reconnaître en lui.

Le Club ne s’est pas contenté de bouleverser sa direction : il a "rameuté" certains de ses anciennes vedettes les plus représentatives pour l’aider à assouvir ses nobles et légitimes desseins : redevenir champion national et s’ancrer réellement sur la scène internationale.

Hier midi, le Club Bruges a présenté officiellement sa nouvelle structure de management. La semaine dernière, Bart Verhaeghe a été confirmé comme administrateur-délégué du comité de direction. Première surprise : attiré comme manager général ayant la haute main sur toute la gestion sportive du Club, le Waregemois Vincent Mannaert, censé commencer le 1er avril, a devancé d’un mois la date de son intronisation. Vincent Mannaert est donc devenu opérationnel depuis hier. Il sera toujours secondé dans ses tâches par le duo Henk Mariman et Sven Vermant.

Les innovations sont purement sportives : le Club va confier à certains de ses anciens joueurs le soin d’épauler l’entraîneur. Philippe Clement, qui va mettre fin à sa carrière, prendra en charge l’entretien des défenseurs. Il héritera également de la responsabilité des Espoirs. Stéphane Van der Heyden exercera la même fonction pour le secteur médian et Kenneth Brylle se chargera des attaquants.

La cellule de scouting doit devenir l’autre bastion fort du Club. Raymond Mommens la chapeautera. Il sera secondé par une pléiade de recruteurs qui n’ont pas tous évolué au Club Bruges, mais dont le petit monde du football belge n’a pas oublié les noms.

Citons, en vrac : le gardien Jurgen Belpaire, Marc Schaessens, l’ancien entraîneur Henk Houwaart, Dirk Ranson et Anders Nielsen - tous anciens Brugeois - mais aussi Eddy Voordeckers, Rudi Verkempinck, Angelo Nijskens, Peter Van Wambeke et les anciennes stars australienne Paul Okon (pour l’Océanie), croate Mario Stanic (pour l’Europe centrale) et norvégienne Rune Lange (pour les pays nordiques).