Football

Même si le Sporting disputera ce soir son 105e match dans cette épreuve, la Coupe de Belgique et Charleroi n'ont jamais cultivé une vraie histoire d'amour. On ne relève que trois aventures réussies, qui ont, paradoxalement, engendré les plus grandes désillusions. En 1977/78, les «Zèbres» de Félix Week atteignirent la finale du Heysel mais s'inclinèrent logiquement face aux Beverenois de Robert Goethals qui étaient en train de constituer le palmarès du club waeslandien. En 1992/93, les «Zèbres» de Robert Waseige se hissèrent également à l'ultime stade de l'épreuve mais perdirent la finale (beaucoup moins logiquement que la précédente) du Parc Astrid (le futur stade Roi Baudouin était en rénovation) face aux «Rouches» d'Arie Haan qui récoltèrent, ce dimanche-là, le dernier trophée remporté à ce jour par le Standard. Enfin, on se souvient que la saison dernière, les «Zèbres » de Jacky Mathijssen, qui s'étaient qualifiés à Sclessin, furent ensuite éliminés au niveau des quarts de finale par le Lierse dans des conditions tumultueuses.

Mis à part ces riches campagnes, le Sporting n'essuya que des échecs en Coupe, on en tient pour preuve qu'il a été éliminé huit fois sur douze au niveau des seizièmes de finale (2e tour jusqu'en 2002/2003, premier tour par après) depuis sa dernière finale. Dante Brogno, qui était joueur en 1992/93 et qui entama sa carrière d'entraîneur en 2002/2003 lors d'un match de... Coupe à Gistel (commune voisine d'Ostende), se souvient...

«La seule satisfaction que peut procurer l'épreuve, c'est de la gagner, explique l'adjoint de Jacky Mathijssen. Mais comment ne pas rappeler le parcours fabuleux de la saison 1992/93. Charleroi avait successivement éliminé Beveren, La Gantoise, le FC Bruges et Anderlecht. Mais c'est du passé, tout comme on ne peut pas comparer le déplacement d'aujourd'hui à la côte avec celui d'il y a exactement trois ans à Gistel, parce qu'à l'époque, je m'étais transformé en pompier. Notre club était en crise, alors qu'actuellement nous évoluons dans la sérénité. Cela étant, nous devrons être méfiants à l'égard des promotionnaires qui sont des rivaux mystérieux. Il faudra surtout que nos joueurs soient mentalement forts. La Coupe, c'est le chemin le plus direct qui mène au bonheur mais celui-ci est parsemé d'embûches qui le rendent extrêmement risqué.»

Dans ce genre de compétition, la roche Tarpéienne est très proche du Capitole!

© Les Sports 2005