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Le Bayern Munich, qui veut effacer le douloureux souvenir de la finale perdue en 1999, et le Real Madrid, tenant du titre battu à l’aller (3-2), partent en ballottage plutôt favorable en quarts de finale retour de la Ligue des champions, respectivement face à Manchester United et Galatasaray, mercredi.

Après s’être brillamment imposé en Angleterre (1-0), le Bayern a toutes les cartes en main pour effacer sa défaite contre Manchester en finale de la C1 en 1999 au terme d’une finale renversante avec deux buts anglais dans les arrêts de jeu (2-1).

Néanmoins les Munichois seront privés de Bixente Lizarazu et Hassan Salihamidzic, suspendus. Ils ont aussi perdu pour la deuxième fois consécutive à domicile face à Schalke 04 (1-3) samedi, et abandonné la tête de la Bundesliga au profit du club de la Ruhr. Cette contre-performance ne met pas les hommes d’Ottmar Hitzfeld dans les meilleures conditions pour conserver leur titre, au contraire de Manchester United, assuré d’une septième couronne de champion d’Angleterre en neuf ans depuis sa victoire contre Conventry (4-2) samedi.

«Nous savons que si nous jouons une bonne deuxième mi-temps, nous pouvons peut-être nous en sortir par le haut», a estimé le Mancunien Teddy Sheringham, assez mesuré dans l’habituel exercice d’auto persuasion.

La Ligue des champions est l’ultime ambition de MU l’insatiable, qui va toutefois devoir livrer un grand match au stade olympique, où le Bayern est invaincu en Coupe d’Europe cette saison. Les Anglais risquent sinon de s’arrêter au stade des quarts de finale comme l’année dernière. Les Red Devils seront privés de leur meneur de jeu David Beckham, suspendu pour avoir reçu un deuxième carton jaune au match aller. Mais, par le passé, les hommes d’Alex Ferguson ont déjà prouvé qu’ils pouvaient réaliser de grandes performances à l’extérieur, à l’image de leur victoire 3-2 sur le terrain de la Juventus (match aller, 1-1) en demi-finale de C1 en 1999.

Le Real Madrid, champion d’Europe en titre qui caracole en tête de la Liga, battu 3-2 par Galatasaray en Turquie après avoir mené 2-0, part néanmoins favori dans un Santiago Bernabeu archi-comble (environ 95.000 personnes), contre une formation stambouliote rarement à l’aise loin de ses bases. «Perdre ne nous passe pas par la tête. Nous sommes une équipe très mûre. Si nous n’arrivons pas à bien jouer, nous essayerons de gagner par d’autres moyens», assure le capitaine merengue Fernando Hierro, dont la participation est encore incertaine. «La partie va être extrêmement disputée. Le Real est favori parce qu’il joue à domicile et il possède une des meilleures équipes du monde», estime le Brésilien de Galatasaray Jardel, meilleur buteur de la C1 avec six réalisations. «Nous essayerons de nous qualifier, même si cela ne sera pas facile. Ce serait bien de gagner à Madrid, même si le plus important c’est que le match nul nous qualifie».

Le jeune madrilène José Maria Gutierrez «Guti» aborde cette rencontre très en confiance après avoir marqué trois buts en championnat contre Villareal (4-0) pour la première fois de sa carrière.