Football

Le Cameroun a enlevé, dimanche à Bamako, sa deuxième Coupe d'Afrique des Nations de football consécutive, en gagnant la finale contre le Sénégal de nouveau aux tirs aux buts, comme contre le Nigeria il y a deux ans à Lagos.

Arrêts des gardiens, tirs à côté, retournement de situation, une vedette, El Hadji Diouf, qui cède à la pression, comme les capitaines des deux équipes, la séance de justice a réuni tous les éléments d'un suspense difficilement soutenable de part et d'autre.

Alors que le Cameroun avait battu le Mali en demi-finale (3-0), le stade de Bamako s'est révélé ouvertement pro-Lions indomptables quand El Hadji Diouf s'est avancé face au gardien Boukar Alioum. Cédant à la pression, le jeune attaquant du Sénégal et de Lens, 21 ans, a mis le ballon à côté.

A 3-2 au cinquième tir, le capitaine du Cameroun Rigobert Song n'avait plus qu'à faire parler son sang-froid pour emmener le trophée à Yaoundé. Las! La frappe du joueur de Cologne était détournée par Sylva, le troisième gardien de l'AS Monaco.

Et c'était au tour d'Aliou Cissé, son homologue capitaine du Sénégal de s'avancer... et de donner la victoire au Cameroun en voyant son tir arrêté par Alioum Boukar. Le stade exultait.

La séance a été placée sous le signe de la tension dès le premier tir du Camerounais Pierre Wome capté par le gardien Mario Sylva. Dans la foulée, Ferdinand Coly réussissait le sien par miracle, la balle glissant entre les mains d'Alioum. Mais c'est le Cameroun qui devait rire en dernier.

Même si elle s'est soldée par un score nul et vierge, la rencontre, dans l'ensemble dominée par le Cameroun, avait été ponctuée par quelques belles occasions. Remplaçant de Patrick Mboma, Pius Ndiefi a donné dimanche du fil à retordre à la défense sénégalaise sur le flanc droit. La menace a été particulièrement sérieuse sur un tir croisé sur le poteau en seconde mi-temps. Remplacé, l'attaquant de Sedan n'a pas participé aux tirs aux buts.