Football

De la femme de ménage aux joueurs, les employés du club, groggy, cherchent des coupables et les griefs les plus récurrents concernent les derniers gestionnaires de l’Excel.

L’ère Dufermont, qui avait débuté en 2007, n’a finalement été qu’une succession de promesses illusoires. Cédric Berthelin, qui n’a jamais croisé son président à Mouscron, ne regrette pas son court passage au Canonnier, mais déplore le manque de franchise des dirigeants. "Avec les problèmes que le club a connus la saison passée, j’ai demandé avant de signer si tout était terminé. On m’avait assuré que oui. Et au premier contrôle, les problèmes refaisaient déjà surface", déplore-t-il.

Il est clair que lors de ses années fastes, l’Excel a vécu au-dessus de ses moyens, mais la gestion catastrophique des derniers mois n’a fait qu’aggraver les choses. Les promesses ou bonnes résolutions étaient toutes de la poudre aux yeux et, jusqu’au bout, l’Excel a tiré sur la corde. "On nous a pris pour des cons lors des six derniers mois en nous faisant miroiter de possibles solutions miracles", constate, amèrement, Chemcédine El Araïchi. "Même avant le match contre Courtrai, on a essayé de nous acheter en nous promettant la recette du jour si nous jouions. C’était irrespectueux vis-à-vis de nous de penser qu’on pouvait nous acheter de cette manière, avec l’argent des supporters."

En deux ans, la direction a annoncé vouloir assainir le club et le rendre plus autonome. Les erreurs répétées comme le recours à deux reprises à une filière espagnole improductive, les prolongations de contrat de joueurs peu utilisés, l’augmentation du salaire de Daan Van Gijseghem alors qu’il pouvait partir à Bruges, conjuguées aux impondérables du football que sont les non-transferts de Volders et de Baseggio et de Ba à Stuttgart n’ont fait que diriger l’Excel dans le sens opposé en laissant au final 120 personnes (sans compter les dégâts collatéraux) sur le carreau.