Football

Penedo, Davis, Escobar, Torres, Murillo, Gomez, Barcenas, Godoy, Cooper, Rodriguez et Perez. Le coach du Panama Hernan Dario Gomez ne joue pas à cache-cache!

Il a en effet dévoilé dimanche à Sotchi en conférence de presse, son système de jeu - un 4-1-4-1 - et carrément la composition de son équipe, pour tenir en échec la Belgique lundi (17 heures belges) lors du match d'ouverture du Groupe G du mondial russe de football.

L'espoir de La Gantoise José Luis Rodriguez figure donc dans le onze de départ. "On a essayé un tas de choses lors des matches de préparation", a dit le Colombien, "et j'opte logiquement pour le schéma qui convient visiblement le mieux à mon équipe. Il lui assure en effet un parfait équilibre. Tout le pays nous regarde, mais on doit rester maître de nos nerfs, et conserver la tête froide..."

Le Panama a la réputation - justifiée - de ne pas facilement marquer: un goal en cinq matches contre... Trinidad & Tobago.

"C'est vrai, on n'en met pas beaucoup au fond", admet Hernan Dario Gomez. "Cela a d'ailleurs toujours été comme ça. On se crée trop peu d'occasions, et on doit apprendre à mieux les exploiter. Cela dit nos adversaires lors des matches de préparation, européens pour la plupart, n'étaient pas n'importe qui non plus..."

Etre débutant dans cette compétition pourrait s'avérer un avantage pour le Panama, dont les adversaires risquent de ne pas se méfier. "Certains vont nous sous-estimer, et imaginer qu'on est inoffensif", espère du moins Hernan Dario Gomez. "Mais ici c'est la Coupe du monde, et on n'est pas là pour se faire botter le derrière..."

"La Belgique, c'est plus fort que l'Argentine"

Panama, qui découvre également cette compétition, veut prendre exemple sur l'Islande. Celle-ci a en effet tenu l'Argentine en échec, 1-1, samedi à Moscou pour ses débuts en Coupe du monde au mondial russe de football. "L'Argentine a éliminé la Belgique (1-0, ndlr) en quart de finale il y a quatre ans au Brésil", a rappelé dimanche le sélectionneur colombien de Panama Hernan Dario Gomez, "mais aujourd'hui elle n'est plus au même niveau que les Diables Rouges..."

"L'Islande et l'Argentine se tenaient de très près. On a pu voir que la différence entre elles n'est que minime. Rien à voir avec l'écart qui sépare la Belgique et le Panama. Mais cela ne veut pas dire qu'on a d'avance perdu ce match de lundi. Aucune mission n'est impossible en football, vous le savez bien. Si on est dans un bon jour, on ne repartira peut-être pas les mains vides. On représente un pays, et on veut lui faire honneur. Ce match est donc pris très au sérieux. On a de grands rêves, et on va tenter de les réaliser..."


Le gardien du Panama avant d'affronter les Diables: "On le sait, on va souffrir"

Le gardien du Panama Jaime Penedo, 36 ans, qui aura pour mission de tenir en échec Romelu Lukaku et consorts, s'attend à un "match difficile", a-t-il avoué dimanche en conférence de presse. "On le sait, on va souffrir dans cette Coupe du monde", a-t-il en effet reconnu".

"Mais on est en même temps très contents d'être là. Il a en effet fallu en parcourir du chemin (16 rencontres, ndlr) et gagner des matches (6) pour arriver ici. Mais on est maintenant heureux de pouvoir représenter notre pays à cette Coupe du monde. Et donc on fera le maximum pour que cela se passe bien. Notre première participation à un mondial est quelque chose d'historique. Nous voulons jouer un bon football, faire bonne impression, afin que tout le monde là-bas, au Panama, se sente fier."

Ce bonheur d'être là n'empêche pas Jaime Penedo de se souvenir avec émotion et de rendre hommage à son ami international Amilcar Henríquez Espinosa, assassiné l'année passée. "Il tenait un rôle très important au sein du groupe sur et à côté du terrain", a-t-il ainsi rappelé. "Il sera toujours parmi nous, dans nos coeurs..."