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Le Germinal Beerschot remplit les cases vides de son nouvel organigramme: il vient ainsi de réinstaller dans ses fonctions antérieures Marc Brijs, l'entraîneur qui l'avait mené à la victoire en finale de la Coupe de Belgique 2005 et qu'il avait débarqué en septembre dernier, pour cause de «mauvais résultats et de contrat de confiance rompu avec le groupe».

Parce qu'il entend gravir un échelon dans la future hiérarchie nationale, le club du Kiel a créé une fonction encore inédite dans sa gestion: celle de directeur sportif. Aujour- d'hui ou dans les prochains jours, il intronisera - pour un an avec une option d'une autre année - Aimé Anthuenis dans cette attribution. «Il y a trois mois quand, au sortir de la dépression qui m'avait contraint à renoncer à entraîner Lokeren, j'avais annoncé qu'on ne me reverrait plus jamais sur un banc de touche, j'avais aussitôt spécifié que je ne me retirais pas forcément du football», se justifie l'ancien coach des Diables Rouges. «La tâche qui va m'être dévolue par le club du Kiel m'agrée totalement. Serai-je directeur technique, manager sportif, responsable de la gestion sportive? Je l'ignore encore mais le terme m'importe peu. Ce qui m'intéresse davantage, c'est la nature de la mission qui me sera confiée: j'officierai com- me interface entre le staff technique, la cellule médicale, la direction et peut-être même bien les clubs de supporters et même les sponsors.»

À soixante-deux ans, Aimé Anthuenis se sent un homme neuf. Il a surmonté ce stress qui l'avait étreint en fin d'année civile dernière au point de compromettre sa santé. «Cinq mois durant, je me suis reposé. J'ai fait le vide en moi mais la passion du foot me motive toujours. C'est elle qui m'incite à assumer cette fonction nouvelle pour moi... dont j'ignore encore tout.»

Sans qu'on l'y invite, Aimé Anthuenis précise aussitôt: «En aucun cas, je ne deviendrai la belle-mère de Marc Brijs. L'entraîneur sera l'unique responsable de la composition de l'équipe, de la fréquence et de la nature des entraînements qu'il dispensera. Je ne lui dispenserai des conseils que s'il me le demande.»

Aimé Anthuenis n'a pas réfléchi longtemps à la proposition que lui a soumise Jos Verhaegen: «Nous nous connaissons bien, tous les deux. C'est lui qui m'avait attiré à Germinal Ekeren en 1993-94. En me rappelant aujourd'hui, il me confirme que je reste toujours bien accueilli dans tous les clubs dans lesquels j'ai travaillé.»

il deviendra l'inédit directeur sportif du Germinal Beerschot. (PHOTO NEWS)

© Les Sports 2006