Le Gallois dans la tradition... écossaise

SERGE FAYAT Publié le - Mis à jour le

Football

PORTRAIT

ENVOYÉ SPÉCIAL À GLASGOW

Avec son crâne rasé, sa barbe de trois jours et son front marqué par les innombrables duels aériens disputés, il fait penser à Hannibal Lecter dans le «Silence des Agneaux».

John Hartson, cela dit, n'est pas aussi méchant qu'Anthony Hopkins au cinéma. Heureusement. Il n'empêche, l'attaquant gallois du Celtic, 28 ans, qui vient d'être élu pour la troisième fois «Joueur de l'année» dans son pays, traîne derrière lui une image de bad boy qui lui colle à la peau comme la boue des terrains aux crampons. Ses différentes frasques, la plus célèbre étant celle du passage à tabac de son coéquipier Eyal Berkovic lors d'un entraînement à West Ham, lui ont valu une réputation d'enfant terrible dont il n'est jamais évident de se départir.

«Je me suis calmé, vous savez, glisse-t-il. Ces six derniers mois, je n'ai reçu que trois ou quatre cartes jaunes. C'est un bon bilan. Avec l'âge, je suis devenu plus sage. Et puis, j'ai un coach, Martin O'Neill, qui insiste énormément sur la discipline. Je sais qu'avec lui, j'ai tout intérêt à me tenir à carreau.»

Arrivé en août 2001 en provenance de Wimbledon, où le fait d'être devenu le parrain d'un des enfants de Vinnie Jones n'avait pas spécialement plaidé sa cause, John Hartson a, petit à petit, gagné le respect des dirigeants et supporters du Celtic. Son football n'est pas toujours très académique mais son engagement physique, sa générosité dans l'effort et les divers buts qu'il a inscrits ont fait de lui l'une des personnalités les plus appréciées au sein du club. «Je me plais vraiment bien ici au Celtic. Je fais partie du puzzle. Le fait que j'y entame ma troisième saison en dit suffisamment, car je ne suis jamais resté plus de deux ans dans le même club. Au contact des matches disputés en Coupe d'Europe, j'ai beaucoup progressé. Notre campagne de l'an dernier en Coupe de l'UEFA fut fantastique, même si pour moi elle s'est terminée de manière décevante puisque j'ai manqué la finale en raison d'une blessure au dos. Opéré cet été, je retrouve mon niveau et le but de la victoire, mon cinquantième au total pour le compte du club, que j'ai marqué contre les Rangers la semaine dernière m'a remis en confiance.»

Semaines importantes

Les semaines à venir vont être très importantes pour John Hartson. Avec le Pays de Galles, il disputera ainsi, en novembre, un double match de barrage contre la Russie, qualificatif pour l'Euro 2004. Et avant cela, il y aura également une double confrontation contre Anderlecht sans doute décisive pour la suite de la campagne des deux équipes en Ligue des Champions.

«Sans vouloir passer pour un prétentieux, je dois vous avouer que je ne connais virtuellement rien d'Anderlecht. Nous ne recevons pas les images du championnat de Belgique à la télé et des noms comme Baseggio, Aruna ou Zetterberg ne me disent rien. Je sais simplement que des clubs comme Anderlecht et Bruges ont une réputation en Europe. Et s'ils se trouvent là, avec nous, en Ligue des Champions, c'est qu'ils possèdent des bons joueurs et qu'ils valent quelque chose. Anderlecht mérite donc notre plus grand respect, d'autant que si nous devions perdre mardi soir, nous repartirions de zéro. Dans notre groupe, tout le monde a sa chance. Le Sporting est un candidat comme un autre. A nous de faire en sorte de prendre sa mesure...»

La défense anderlechtoise est prévenue. Big John Hartson n'est pas venu à Bruxelles pour rigoler...

© Les Sports 2003

SERGE FAYAT

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